Maurel & Prom/ONEP : «le mot d’ordre d’entrée en grève peut être lancé à tout moment»

Au terme du préavis de grève déposé le mercredi 15 février 2017, à Port-Gentil (Moyen-Ogooué), par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), auprès de la direction générale de l’Opérateur pétrolier et gazier Maurel & Prom pour revendiquer des primes suite au rachat de la compagnie par le groupe indonésien Pertamina et surtout le licenciement des personnels étrangers non en règle avec le Code de travail gabonais, les employés pourraient rentrer en grève «à tout moment».

Au terme de l’acquisition des actifs de la filiale gabonaise du groupe français Maurel  & Prom, c’est la société pétrolière indonésienne PT Pertamina Internasional Eksplorasi dan Produks qui est devenue l’actionnaire majoritaire avec 72, 65 % du capital. Une vente qui plonge l’avenir des employés dans le doute, conduisant ainsi au dépôt de ce préavis de grève le mercredi 15 février 2017. Ce dernier a pris effet ce jour.  

Dans le compte rendu des discussions menées entre l’ONEP et la Direction de Maurel & Prom, plusieurs points inscrits dans le cahier de charge ne semblent pas avoir fait l’unanimité entre les deux parties, notamment, «le paiement des indemnités de bonne séparation aux employés», «le paiement avec effet rétroactif des sommes dues aux travailleurs en régime de rotation».

En outre, l’ONEP a exigé lors des discussions, des éclaircissements sur la situation des travailleurs étrangers, indiquant qu’il était nécessaire de procéder au remplacement de «ceux qui sont en  situation irrégulière par des gabonais de même compétence». Ainsi sur les cinq points inscrits dans le cahier de charge soumis à la Direction générale de Maurel & Prom, seuls ceux concernant la fixation du calendrier de renouvellement des délégués du personnel et la mise en place  des accords collectifs d’établissement ont trouvé un accord.

Le Secrétaire général adjoint de l’ONEP, Sylvain Mayabi Binet, souligne par ailleurs, le parti pris de l’administration du travail, qui est allée jusqu’à taxer l’organisation syndicale d’avoir un autre agenda. Des insinuations qui ne sont pas favorables à une sortie de crise et qui ont contraint la structure syndicale à demander à ses adhérents de rester «mobilisés»,  indiquant que le «mot d’ordre d’entrée en grève peut être lancer à tout moment».

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