Mathias Otounga Ossibadjouo crée la zizanie dans la tanière des Panthères à la veille d’un match capital

A 24 heures de la  première phase  de  la double confrontation face à la Côte d’Ivoire comptant pour les éliminatoires du Mondial Russie 2018 au stade de l’amitié dans la commune d’Akanda, la sérénité ne semble pas être au beau fixe dans la tanière des Panthères du Gabon. A l’origine,  un conflit de leadership autour du port du brassard de capitaine entre  Didier Ndong et Bruno Ecuele Manga.

Le brassard créerait déjà la polémique entre Didier Ndong et Bruno Ecuele Manga en l’absence de son titulaire Pierre-Emerick Aubameyang et Didier Ovono Ebang qui étaient dans un passé récent, capitaine et vice-capitaine. A en croire le site d’information Football365 dans sa publication du jour: « Déjà absent en juin dernier lors du déplacement au Mali (défaite 2-1 en éliminatoires de la CAN 2019, ndlr), l’attaquant du Borussia Dortmund avait été remplacé dans le rôle du capitaine par Didier Ndong. De nouveau présent avec les Panthères au contraire de l’ancien Stéphanois, le sociétaire de Sunderland aurait donc dû de nouveau porter le brassard ».

Mais voilà, «C’était sans compter l’intervention du nouveau ministre gabonais des Sports, Mathias Otounga Ossibadjouo. Selon les informations recueillies par Football365 Afrique, le représentant du gouvernement aurait émis le souhait que le brassard soit remis en jeu. Des discussions entre les cadres de l’équipe, parmi lesquels Bruno Ecuele Manga, auraient abouti à désigner ce dernier capitaine au détriment de Didier Ndong. Un choix mal pris par le milieu de terrain, qui aurait quitté furieux le rassemblement. Pas idéal pour la sérénité du groupe à moins de 48 heures du premier volet de la double confrontation face à la Côte d’Ivoire ».

On peut dès lors se demander s’il était nécessaire de remettre le brassard en jeu actuellement, quand on sait que durant son intérim en tant que vice-capitaine, Didier Ndong n’avait pas été boudé par ses coéquipiers, du moins ouvertement.  C’est plus le résultat qui importe pour le peuple gabonais. Et par-dessus tout, est-ce qu’il est du ressort du ministre des Sports de désigner ou d’ouvrir le débat sur le choix du capitaine de l’équipe ? Que fait alors le staff technique sur la question ?  Doit-on s’attendre à la même procédure dans les autres disciplines ? Cela remet encore sur la table la question de l’ingérence des politiques dans la gestion des équipes nationales. Dans tous les cas, les supporters croisent les doigts pour que l’équipe nationale s’impose à domicile face à un adversaire qui l’a souvent dominé.  

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