Marie Madeleine Mbourantsuo reconnait l’engagement d’Ali Bongo « en faveur du respect de la Constitution »

Marie Madeleine Mborantsuo a tenu ce jeudi 26 janvier 2017, l’audience de la 22ème rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle. Celle-ci a été marquée par reconnaissance de l’engagement d’Ali Bongo « en faveur du respect de la Constitution » par la présidente de l’institution, la présentation du bilan des activités menées et réalisées sur le plan juridictionnel, administratif, institutionnel et  des questions relatives à la mise en oeuvre des propositions de réformes juridiques dans l’optique d’améliorer la Constitution Gabonaise en ce début de septennat.

Comme chaque 3ème jeudi du mois de Janvier depuis 1995, la juridiction constitutionnelle a effectué sa rentrée solennelle en présence d’Ali Bongo Ondimba, des membres du gouvernement, des présidents des institutions, du corps diplomatique, des partis politiques, des ONG, des confessions religieuses et des juridictions constitutionnelles de pays amis.

Cette cérémonie a été l’occasion pour la présidente de la Cour d’ exprimer sa gratitude au Chef de l’Etat : « la constance de la première institution du pays à ce rendez-vous annuel traduit l’engagement du président de la République en faveur du respect de la Constitution, des institutions et de la construction d’une nation fondée sur l’État de droit et la démocratie.» a-t-elle précisé en substance.

Cette rentrée annuelle 2017 de la Cour, a été le moment choisi pour Marie Madeleine Mbourantsuo de présenter « les difficultés auxquelles a fait face la Cour constitutionnelle,  notamment lors des phases pré et post-électorale de la dernière présidentielle.» et d’annoncer la mise en oeuvre  « des grands travaux de réécriture des textes constitutionnels en ce début de second septennat ».

Rappelons que la crédibilité de la Cour constitutionnelle, surnommée “Tour de pise” fait l’objet d’une remise en cause de la part de l’opposition gabonaise non seulement du fait de la longévité de sa présidente à la tête de l’institution mais aussi par la nature de ses décisions qui ne pencheraient que d’un seul côté. La validation de la ré-élection d’Ali Bongo Ondimba a démontré à la face du monde les incohérences du système électoral gabonais, lesquelles avaient été démontrées par le rapport des observateurs de l’Union européenne. Pour regagner la confiance des citoyens, les réformes constitutionnelles avenir, devront être dans droite lignée de leurs attentes et aspirations.  

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