Marie-Madeleine Mborantsuo: «il n’y a pas d’empêchement définitif ou de vacance du pouvoir»

Marie Madeleine Mborantsuo © Jeune Afrique

Voilà maintenant 15 jours que les Gabonais n’ont aucune nouvelle du chef de l’Etat Ali Bongo qui se trouverait à l’hôpital du roi Fayçal, en Arabie Saoudite pour « une fatigue sévère » selon son porte parole Ike Ngouoni. Une situation pour le moins incongrue qui suscite des réactions au sein de l’opinion, certains allant même jusqu’à évoquer la nécessité de la mise en route de l’article 13 de la Constitution sur la vacance présidentielle. Des suppositions balayées d’un revers de la main par la présidente de la Cour constitutionnelle Marie-Madeleine Mborantsuo qui martèle qu’« il n’y a pas de vacance du pouvoir ».

C’est interrogée par Le Monde Afrique que la présidente de la Haute institution a tenu à tordre le coup aux supputations sur le bon fonctionnement des institutions suite à l’hospitalisation du président de la République. Se basant sur les assurances apportées par le porte parole du gouvernement Guy Bertrand Mapangou qui affirmait que les médecins qui ont reçu Ali Bongo à l’hôpital du roi Fayçal de Riyad lui ont prescrit « un repos qui l’éloigne des affaires », Marie-Madeleine Mborantsuo a écarté l’idée d’une quelconque vacance au pouvoir.

Pour celle qui détient « le droit de décréter une vacance du pouvoir et ainsi de provoquer une transition en théorie dirigée par la présidente du Sénat » la question n’est pas pour le moment à l’ordre du jour. « En l’état, il n’y a pas d’empêchement définitif ou de vacance du pouvoir. Les institutions fonctionnent normalement et aucune procédure particulière n’a été mise en place pour l’instant », a assuré la présidente de la Cour constitutionnelle.

Une position qui contraste avec celle adoptée par plusieurs acteurs politiques surtout de l’opposition qui dès le début de cette affaire ont demandé au gouvernement et plus particulièrement au premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a faire preuve de transparence concernant les informations sur l’état de santé du chef de l’Etat, qui au demeurant a une incidence inéluctable sur le bon fonctionnement des institutions.

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