Marché financier : vers un rapprochement entre la Cosumaf et la CMF

Ce mardi 7 février 2017, le quotidien de l’information l’Union a révélé l’amorce des négociations de rapprochement entre la Commission de surveillance des marchés financiers de l’Afrique centrale (Cosumaf), et son équivalent au Cameroun, la Commission des marchés financiers (CMF). Une nécessité d’accord  visant à enterrer la hache de guerre entre les deux instances de régulations du marché financier de la sous-région.

Après l’avis de la fusion DSX  et BVMAC par la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale, contenu dans le rapport remis au cabinet de conseil en stratégie français Roland Berger, une nouvelle nécessité d’accord pour une marche commune s’impose entre la Cosumaf et la CMF.  Bien que rien ne soit encore rendu officiel,  les dirigeants de ces deux instances de régulation des marchés financiers sous régionaux ont déjà entamé des négociations.

Ce suspens qui plane sur le marché financier en Afrique centrale a conduit les hommes d’affaires et spécialistes des marchés financiers à « croiser les doigts quant à l’aboutissement d’une telle initiative ». A cet effet, les deux organismes de contrôle des marchés financiers « sont désormais animés de bonnes intentions après des années de guerre larvée entre Libreville, siège de la Bourse de valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), et Douala, où est logée Douala Stock Exchange (DSE), bourse de valeurs mobilières du Cameroun » afin de maximiser sur les résultats des tractations.

Pour taire cette infructueuse rivalité longtemps entretenue entre ces deux gendarmes financiers, la Cosumaf et la CMF ont pris attache en vue de  « formaliser le cadre d’un dialogue officiel sur la question. Cependant, les échanges oraux ont eu lieu », a indiqué une source autorisée qui soutient que Douala est plus engagé que Libreville sur l’éventualité d’un rapprochement entre les deux instances de contrôle des marchés financiers.

A la lumière de la réalité économique traversée par le Gabon,  un chapelet d’interrogations reste sans réponse par rapport à cet engagement minimisé de Libreville dans ce processus de négociation avec Douala, quand on sait que l’aboutissement de cet accord pourrait être une grande issue de relance économique profitable à toute la sous-région.

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