mardi,20 octobre 2020
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Marché du PK12: Akassaga appelé à porter un regard sur la mafia autour des prélèvements des taxes journalières

Les commerçants du  marché du Pk12 ne savent plus à quel saint se vouer. Les raisons ? Les abus qu’ils subissent quotidiennement des agents de la mairie de Libreville au moment de leur passage pour le prélèvement des taxes municipales. Prélèvement qui se fait de façon irrégulière non sans humilier et déposséder les commerçants et commerçante dont l’activité est déjà fortement fragilisée par la crise sanitaire liée à la covid-19.   

C’est un calvaire que vivent chaque jour les commerçants et commerçantes du marché de fortune du PK12 lesquels sont confrontés aux attitudes anti-républicaines et un tantinet zélées des agents municipaux. Ces derniers prélèvent des taxes de façon peu orthodoxe sans que l’on ne sache exactement à quoi ces fonds sont destinés. « On subit des prélèvements des taxes qui se font de manière abusive. 1 mètre pour chaque commerçant équivaut à 1000 francs. Audelà de 1 mètre 1500 fcfa, 2000 ou 2500 fcfa », dénonce une commerçante au micro de Issa Steve Mefane de Radio Gabon.

Des montants qui doivent être réglés nécessairement en matinée par toutes les commerçantes. Le cas échéant, ces dernières s’exposent aux abus manifestes des agents municipaux zélés qui ne se font comprendre que par la violence. « Si au moment de leur passage vous n’avez pas vendu et vous expliquez par conséquent que vous n’avez pas de sous sur vous, ils saisissent votre marchandise. », indique Alice une autre commerçante du marché du PK12. 

« Ils le font avec dédain. On vous nargue et vous humilie de la pire des façons. Vous êtes contraints d’accepter ces humiliations parce que si vous vous y opposez, on brandit la menace du déguerpissement », ajoute cette dernière.  

Des commerçants et commerçantes qui se demandent d’ailleurs à quelle destination sont affectés ces prélèvements journaliers qui vont jusqu’à 5000 fCFA. « Nous sommes ici comme des bénévoles. On demande à la mairie, à la municipalité de nous aider car nous les aidons en donnant des timbres allant de 1000 fcfa à 5000 fcfa. En 1 an ce montant ne peut-il pas  être investi pour nous faire un tout petit marché ? », s’est-elle demandée. 

Une situation à laquelle le nouveau maire de Libreville Serge William Akassaga est appelé à porter son regard pour nettoyer la municipalité de « ces agents véreux ». 



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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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