Marcel Libama : «Un dictateur peut emprisonner votre corps, mais pas votre esprit»

Libéré le mardi 25 juillet dernier après son procès en appel devant la Cour d’appel de Mouila, dans la Ngounié, le Conseiller stratégique de la Convention nationale des syndicats de l’education, Marcel Libama, s’est exprimé pour la première fois le samedi 29 juillet 2017, lors du meeting citoyen qui avait pour principal orateur, Ange Kevin Nzigou, avocat et membre de l’Union du peuple Gabonais (UPG).

Connu pour sa verve et sa hargne dans la lutte pour l’alternance et la démocratie, Marcel Libama, malgré son passage en prison, n’a rien perdu. Lors du meeting citoyen qui s’est déroulé au siège du Mouvement des jeunes Upégistes, il a une fois de plus exprimé sa détermination à oeuvrer pour le changement. «La réelle prison c’est la peur, la vérité c’est de se débarrasser de la peur, n’ayez plus peur (…) combattant et combattante, un dictateur peut emprisonner votre corps, mais il ne peut pas emprisonner votre esprit, parce qu’on acquiert sa liberté en s’exprimant car, lorsque vous ne vous exprimez plus, vous êtes ce que l’on appelle un esclave»; a t-il lancé d’entrée de jeu.

«Je reviens de la prison, mes chers camarades, ce pays est en train de marcher sur la tête, et nous avons un devoir, c’est de faire quelque chose»; a t-il déploré.

Revenant sur son incarcération, il a décrit un univers où les conditions de vie sont plus que inhumaines. «Le menu de la prison de Tchibanga c’est un morceau de pain et des spaghettis et on vous sert ça à 17 heures, tandis que le repas à la prison de Mouila c’est une aile de poulet crue qu’on vous remet, à chacun de s’organiser, à trouver de l’huile, du sel. Incroyable ! »; a t-il expliqué.  

Par ailleurs, il s’est voulu optimiste sur l’issue du combat pour le changement. «Nous assistons aujourd’hui à la fin d’un système qui est en train de mourir, et à l’avènement d’un nouveau système qui a du mal peut-être à naître, quelque soit la durée de la nuit, quelque soit les douleurs, le changement va arriver. Mais cela passera par les jeunes, mais des jeunes conscients, parce que il n’y a révolution que là où il y a conscience, il s’agit aujourd’hui de l’avenir de ce pays, de l’avenir de la jeunesse»; a t-il martelé.

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