Makokou confronté à une pénurie de manioc

Porte Lambarené © D.R

Le manioc qui est l’un des aliments le plus consommés par les populations de Makokou se fait de plus en plus rare actuellement aussi bien dans les ménages que sur les étals des différents marchés que compte la capitale ogivine. Cette pénurie trouverait son origine dans la dévastation des plantations par les éléphants.



La situation ne laisse personne indifférent dans toute la localité en effet,  il est difficile de se procurer du manioc dans la ville de Makokou et ses environs. Une habitante s’exprimait d’ailleurs en ces termes « Il faut se réveiller sur un bon pied pour trouver du manioc au marché comme  ce fut le cas il y a quelques mois » nous rapporte notre confrère L’Union dans sa parution du mercredi 3 octobre dernier.

La principale raison qui justifierait ce phénomène serait le fait que les plantations des villageois feraient l’objet d’une visite par les éléphants  qui à leur passage, détruisent tous les champs des agriculteurs.

Face à ce désastre, il serait judicieux que l’inspection provinciale des Eaux et forêts soit attentive aux plaintes des villageois qui ne savent plus à quel saint se vouer car pour la plupart de ces agriculteurs, le produit de leur récolte une fois mis sur le marché leur permet d’avoir un peu d’argent pour survivre dans ce milieu rural.

Le marché local étant paralysé par le manque du précieux aliment, les ménages sont obligés de changer leurs habitudes alimentaires en se livrant à la consommation du riz qui n’est souvent pas à la portée de toutes les bourses quand on connaît la difficulté financière que traversent nos populations en cette période de crise.

Cependant, c’est donc l’occasion pour les pouvoirs publics de réfléchir sur les nouvelles stratégies de protection des espèces qui concourent au bon fonctionnement de l’écosystème  puisque certaines sont un mal pour les populations en l’occurrence celle de Makokou qui pour la énième fois doivent subir les affres des éléphants qui saccagent leur plantations.

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