Maixent Accrombessi poursuivi en France pour «corruption»

Maixent Accrombessi, ancien directeur de cabinet du président © Jeune Afrique

L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, a été mis en examen le 17 novembre dernier à Paris. Il est soupçonné d’avoir perçu illégalement de l’argent d’une entreprise française, rapporte Le Figaro qui reprend une dépêche de l’AFP.

Le 17 novembre 2017 à Paris, Maixent Accrombessi a été inculpé pour «corruption passive d’agent public étranger», «blanchiment en bande organisée de corruption passive», «faux et usage de faux»; confie une source judiciaire à l’AFP.  

Les faits qui lui sont reprochés, remontent à fin 2005 alors qu’il était collaborateur d’Ali Bongo, à l’époque ministre de la Défense de son père Omar Bongo. En effet, le justice française le soupçonne d’avoir perçu de l’argent en échange de l’attribution, d’un marché public de 7 millions d’euros soit 4,5 milliards de F CFA au groupe Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires.

Les agents de l’Office central anti-corruption (OCLCIFF) s’interrogent sur différents virements, l’un d’environ 300 mille euros, soit 196,5 millions de F CFA et six autres d’un montant total avoisinant les 2 millions d’euros, soit 1,3 milliard de F CFA tous émis par le groupe Marck sur des comptes appartenant à des sociétés gérées par Maixent Accrombessi ou des proches, dont l’homme d’affaires Seydou Kane, précise Le Figaro.

Le président du groupe Marck, Philippe Belin, a lui aussi été mis en examen dans ce dossier. «Il est également poursuivi dans l’enquête sur l’homme d’affaires français Michel Tomi autour de contrats passés entre la France et certains pays africains comme le Mali»; conclut le quotidien Français.

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