Maixent Accrombessi et son épouse entendus par la justice française

Maixent Accrombessi, ancien directeur de cabinet du président © Jeune Afrique

Maixent Accrombessi, ancien directeur de cabinet devenu haut représentant personnel d’Ali Bongo, a été longuement auditionné, mi-janvier à Paris, par le juge Roger Le Loire, dans le cadre de l’instruction sur des mouvements financiers provenant du groupe équipementier français Marck; rapporte La Lettre du Continent (LDC).

Cette audition s’est déroulée pour la première fois en présence d’Evelyne Diatta-Accrombessi, épouse de Maixent Accrombessi. Cette dernière, ex-directrice de la communication de la première dame gabonaise Sylvia Bongo Ondimba, est la présidente-fondatrice de la chaîne panafricaine Edan, hébergée en France, précise la LDC.

Maixent Accrombessi a déjà été entendu à deux reprises dans cette affaire, en juillet et en novembre dernier, avant sa mise en examen pour « corruption passive d’agent public étranger ; blanchiment en bande organisée de corruption passive ; faux et usage de faux ». Selon nos sources, il lui est demandé de s’expliquer sur le versement par Marck, en 2005, de 300 000 € sur les comptes de sa société CITP, basée au Gabon, et de deux millions € reçus via sa sociétéAIKM, immatriculée au Bénin, son pays d’origine.

Au cours de cet interrogatoire, Evelyne Diatta-Accrombessi, non mise en examen dans ce dossier, a notamment été questionnée sur d’éventuelles opérations depuis les comptes de son mari vers la SCI Palimah, société française dont elle est la gérante et qui administre une propriété du couple à Tréméreuc, dans les Côtes-d’Armor, à l’ouest de la France.

L’hebdomadaire français confie qu’il reviendra avec de plus amples détails sur ce dossier dans son numéro 770, à paraître le 7 février 2018 prochain.

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