samedi,19 septembre 2020
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Mairie de Libreville: entre rats, moustiques et immondices, malgré les 2,6 milliards décaissés entre 2018 et 2019

Dans un monde où le nombre de décès liés « au fait d’avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre » était selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimé à plus de 12 millions de personnes en 2012, la situation, près de 10 ans plus tard, semble n’avoir pas beaucoup évolué avec de nombreuses villes notamment africaines croulant sous les détritus. Parmi elles, la capitale gabonaise et principalement la commune de Libreville, qui malgré 2,6 milliards de FCFA engagés en 2019 pour « la propreté », croule sous les immondices.

Rats presque aussi gros que des chats. Colonies de moustiques. Tas d’immondices jonchant les artères des différents quartiers de la capitale et même nichés en plein coeur de certains hôpitaux (à l’image de l’hôpital régional de Melen). C’est un fait, Libreville croule sous les détritus, exposant ses habitants à toutes sortes de maladies pouvant augmenter  la charge de morbidité face à la Covid-19, comme le suggère une étude de  l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En effet, alors que lors de sa prise de fonction le maire de Libreville Léandre Nzue promettait de « s’attaquer avec détermination à la question de l’insalubrité, à l’incivisme sous toutes ses formes, l’occupation anarchique du domaine municipal », ce dernier n’a jusquelà brillé qu’à travers ses dépenses pour le moins…superflues. Résultat, Libreville offre aujourd’hui à sa population, un environnement insalubre malgré les 2,6 milliards de FCFA engagés en 2019 pour « la propreté de la ville ».

Loin d’être satisfaisant, cet investissement pourtant colossal effectué sur les deux derniers exercices, est loin d’avoir favorisé l’assainissement de la commune de Libreville au grand dam des populations qui voient pulluler rongeurs et insectes en tous genres aux alentours de leurs habitations, aggravant ainsi les risques de maladies telles que la leptospirose (maladie du rat), la salmonellose, la fièvre d’Haverhill, la méningite, ou encore la peste bubonique. 

En ces temps de Covid-19, cette situation doit inviter les autorités à une véritable prise de conscience, et ce d’autant plus qu’en mars 2016, l’OMS a publié un rapport très évocateur intitulé « prévenir la maladie grâce à un environnement sain ». Sachant qu’un décès sur quatre dans le monde est dû à des facteurs environnementaux, la mairie de Libreville devrait s’appesantir sur cette question de l’insalubrité d’autant plus qu’elle vient de se voir attribuer la gestion des ordures ménagères par le gouvernement.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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