Ma vision du Gabon en crise sociale

Nombreux sont ceux qui sont surpris que le dialogue du pouvoir usurpateur ait accouché que d’une souris.

Voilà un pouvoir que nous avons pratiqué pendant sept (7) ans et certains sont encore surpris de son incapacité et de son incompétence !!?

Un mandat de sept  (7) ans avec sept  (7) gouvernements différents ( Biyoghe Mba 1 et 2, Ndong Sima 1 et 2, Ona Ondo 1, 2 et 3) !? Et  c’est reparti de nouveau. « On dit que quand quelqu’un change tout le temps de femmes c’est qu’il est lui-même le problème ».

Et pour quel Bilan avec près de vingt milles milliards de francs CFA   (20 000 000 000 F CFA) déclarés en sept (7) ans ?:  programme stratégique Gabon émergent ?, New-York Forum Africa? , État généraux de l’éducation ?  Pacte social? , Décision des différents Conseils des ministres délocalisés? , Projet Graine? , Décennie de la femme? , Un Jeune un Métier? , La Marina puis la Baie des 3 Rois? , Les Bassins versants de Libreville? , Le Championnat de Football dit professionnel? , Nkok? , Les pôles de développement économique?, Les corridors structurés d’interconnexion des villes?, L’Interconnexion en fibre optique des bâtiments administratifs? , 20 milliards du Projet ( tout en un : BIOMÉTRIE (toujours pas stabilisée) , État civil, Grands registres de l’Etat….. ) ?, Les logements sociaux?, La modernisation des casernes militaires? , L’armée en Or car nos jeunes recrues prendront leurs retraites à moins de 45 ans avec des pensions de moins de 150 000 F CFA ?

La question est : qu’espéraient ces hommes politiques dits chevronnés, en allant participer à des assises avec ces profito-situationnistes  aux compétences toujours et toujours attendues qui ne respectent rien, qui n’ont aucun sens de l’honneur, qui n’ont aucune parole et qui sont tout ce qu’il y a d’arrogant ? Qu’espérait ces hommes politiques, si ce n’est que de trouver normal de partager des milliards en 2 mois, pendant que le pays va à vau l’eau.

Heureusement que ce ne sont que des hommes politiques car il y a une parfaite différence entre un homme politique et un Homme d’Etat ( James Freeman CLARK ).

Ces hommes politiques qui ne sont que ce qu’Omar BONGO avait voulu qu’ils soient pour ses besoins, des hommes politiques avec des convictions  politiques mortes.

Je ne comprends pas pourquoi il leur est difficile de comprendre et d’admettre qu’il n’y a aucune solution politique à la sortie de crise du Gabon. Que ce n’est pas en se partageant des postes (Vice Présidence,Primature..) que le rejet du pouvoir usurpateur actuel  par le peuple va cesser, que la dette intérieure sera soldée, que les grèves cesseront, qu’il y aura de l’eau à la maternité du CHUL, qu’il y aura 35 élèves par salle de classe au primaire, qu’il n’y aura plus d’indigents au Gabon  (250 milliards en 3 ans en 2014, 2015, 2016, dans le cadre du Pacte Social ), que les entreprises ne fermeront pas, qu’il n’y aura plus d’arriérés de salaires et de primes, qu’il n’y aura plus de licenciement aussi bien au privé qu’à la main d’œuvre non permanente de l’état ou que le fond des pensions sera à nouveau oxygéné.

Le problème du Gabon est pourtant très simple, il est question ici d’un rejet général, d’un râle bol de tout le peuple gabonais, d’un vomissement général  d’un système et d’une famille qui règne depuis cinquante (50) ans. Tel est le seul et véritable problème du Gabon.

Cela a été étayé par les présidentielles du 27 août 2016 et la réaction spontanée du peuple gabonais lors des massacres et assassinats que nous connaissons depuis le 31 août 2016 jusqu’à présent.

Le rejet d’un régime à l’agonie dont les seuls modes opératoires sont désormais la répression, l’intimidation et la corruption, ignorant même que la légitimité est d’abord dans le CŒUR. Comme ce régime ne peut remplacer le cœur de chaque gabonais, il sera et restera toujours illégitime.

Pourquoi dire « je ne suis pas d’accord ou je n’accepte pas » serait un crime ! ?

Pourquoi dire « tu n’as pas été à la hauteur de tes engagements » serait un crime ! ?

Pourquoi dire ce que je pense ou que vois avec mes deux yeux serait un crime ! ?

Pourquoi ?

«Je ne serai heureux que lorsque tous les gabonais seront heureux.» ou plutôt lorsqu’ils seront tous malheureux !

Ce n’est pas en entraînant et en programmant des petites unités armées pour des intimidations, des enlèvements voir des assassinats de certains membres de la coalition Jean PING que ce pouvoir sera légitimé par le Peuple gabonais ou que le Gabon sortira de cette crise.

Ce  n’est pas non plus en simulant des actions terroristes pour arrêter des membres influents de l’opposition, organiser brutalement des législatives et nommer des anciens candidats de la coalition à la Vice-Présidence ou à la Primature et faire croire qu’on a fait avec l’opposition que ce pouvoir sera légitimé par le Peuple gabonais ou que le Gabon sortira de cette crise.

Avec ou sans PING, le peuple gabonais restera sur sa droiture et sur sa volonté d’affranchissement  car PING n’en est que le porte étendard , le symbole.

Tel est la révolution sociale à la gabonaise que connaît actuellement le pays et qui d’ailleurs est un signal fort à la postérité pour dire que plus jamais on ne nous volera notre vote.

La situation que traverse actuellement le Gabon n’est que la conjugaison du mensonge du système et du régime actuel, son incapacité à simplement trouver une solution au problème des gabonais donc à présider et son rejet intégral par le peuple.

Comment accepter et comprendre un système qui est incapable de gouverner une population de moins de deux  (2) millions d’habitants, à peine la population de la ville de Douala (2 millions d’habitants)  avec annuellement un budget moyen de 2 400 milliards et des emprunts cumulés de 1 000 milliards an !!!?

C’est dire simplement que la gestion actuelle du pays ne peut pas prospérer, elle ne peut pas continuer. Ca va inévitablement imploser.

Nous entendons dire que le pays est bloqué, oui,  le pays est bloqué. Il est d’autant plus bloqué que le peuple gabonais lui-même l’a décidé à travers sa révolution non violente que les politiques ne peuvent et ne veulent comprendre. Spirituellement, le peuple n’est plus en harmonie avec le système, il ne peut donc plus se mettre au travail pour ce régime. L’esprit du gabonais ne répond plus, il n’y a plus rien d’autre à faire que le départ du régime.

L’ingouvernabilité du pays par le régime actuel, décrété par les gabonais via leur Président élu Jean Ping, ne peut avoir que pour corollaire le blocage du pays ( pas de reconnaissance dans le monde libre, pas de crédibilité dans le monde des affaires car PING s’en est chargé ), et partant, l’avènement de la crise économique et financière du pays, suivi de la crise sociale qui sera le détonateur de la chute du système. C’est absolument le passage obligé (on ne peut cueillir une rose sans se piquer).

Oui, l’effet boule de neige a démarré,  nous sommes irrémédiablement en plein cercle vicieux de la crise qui nourrit la crise et que la seule issue si le régime persiste à demeurer est l’éclatement du système pour amener à  la construction de la Nouvelle République. Tel est  malheureusement le prix à payer. Nous n’en sommes plus loin.

En somme, aucune tactique politique politicienne ne marchera, seule le départ du régime actuel constituera le démarrage, je dis bien, le démarrage, pas d’une sortie, mais de la  sortie de crise au Gabon. Tout autre manière de faire serait vaine.

«Les batailles les dures de na vie n’ont été gagnées que par ceux qui n’abandonnent jamais.».

Rappelons nous de ce couplet de La Concorde :

Oui que le temps heureux rêvé par nos ancêtres
Arrive enfin chez nous, réjouisse les êtres,
Et chasse les sorciers, ces perfides trompeurs.
Qui sèment le poison et répandent la peur.

Gabon d’abord.

Edgard Ndong Owono

Secrétaire général Adjoint,

Rassemblement héritage et modernité

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