Lutte contre le paludisme: la moustiquaire plus efficace que l’insecticide, le ventilateur et le climatiseur

La moustiquaire imprégnée comme moyen de lutte contre le paludisme © D.R

Face à la recrudescence du paludisme au Gabon, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) préconise à la fois les mesures de prévention et de prise en charge, qui ne sont pas toujours bien assimilées par les populations. L’arme la plus redoutable contre cette maladie parasitaire serait la moustiquaire imprégnée selon le Docteur Safiou Abdou Razack, directeur du Pnlp, d’après les propos relayés par le quotidien L’Union dans sa parution de ce vendredi 14 décembre.



Dr Safiou Abdou Razack affirme que s’il existe plusieurs outils pour se protéger du paludisme, le moyen le plus efficace est de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide de longue durée. La moustiquaire, qui auparavant constituait déjà une protection physique contre les attaques des moustiques, est également devenue une « barrière chimique grâce à l’effet de l’insecticide, avec un effet répulsif », a indiqué le directeur du Pnlp.

L’usage d’autres outils reste recommandé, même s’il s’avère qu’ils sont moins efficaces que la moustiquaire et présentent plus d’inconvénients. Les insecticides en spray ou en spirale ont une courte durée d’action et engendrent des dépenses financières élevées, dans la mesure où il faut en racheter régulièrement, tandis qu’une moustiquaire se conserve pendant des années. De plus, ils comportent des risques, notamment d’incendies en ce qui concerne les spirales.

Quant aux ventilateurs et aux climatiseurs split, leur moyen d’action est très limité. « Les splits et les ventilateurs agissent plus comme un somnifère. Sous leurs effets, les moustiques sévissent toujours. Dès qu’une coupure d’électricité survient, nous ressentons immédiatement les piqûres de moustiques », a expliqué Dr Safiou Abdou Razack.

Le médecin a ajouté que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’utilisation de la moustiquaire en Afrique subsaharienne « a contribué à baisser le pourcentage d’infections palustres parmi la population à risque, passant de 17% en 2010 à 13% en 2015». Le Pnlp encourage donc la population gabonaise à toujours dormir sous moustiquaire imprégnée afin de prévenir cette maladie potentiellement mortelle qui représente un véritable problème de santé publique.

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