Lutte contre l’enrichissement illicite : le premier ministre lance l’«Opération Mamba»

Au cours de son entretien accordé au quotidien l’Union dans sa parution n°12335 du lundi 30 janvier 2017, le Premier ministre, chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet a évoqué la mise en place dans le cadre de la lutte contre la grande corruption au Gabon, d’une opération « mains propres », dénommée « Mamba ». Cette dernière vise à faire assumer aux politiques leur responsabilité.

L’opération “Mamba” ne sera pas un prétexte pour ouvrir une « chasse aux sorcières», précise en substance le Chef du gouvernement. Elle s’inscrit,  dans le cadre de la lutte contre la délinquance financière au Gabon. Emmanuel Issoze Ngondet a, au cours de son interview garanti de poursuivre cette opération « mains propres ». « L’engagement du gouvernement à veiller à la poursuite des interpellations et autres arrestations des compatriotes cités dans les malversations financières au Gabon » a-t-il confié à nos confrères, rappelant, également, la volonté des pouvoirs publics de traiter avec impartialité toutes les personnalités impliquées dans ces faits, quels que soient leurs bords politiques.

« Tous ceux qui sont impliqués ou soupçonnés dans les détournements des fonds publics ne devraient pas être livrés en pâture tant la loi leur garantit la présomption d’innocence », a t-il rappelé. Cependant, le chef du gouvernement, signale qu’«il ne saurait être question de garder un total black-out sur ces affaires qui ont valeur de mise en garde contre tous les potentiels contrevenants » en ajoutant que les autorités compétentes ne devraient point faiblir, sous prétexte de la pression populaire qui n’est pas toujours au fait de la réalité des procédures.

Toutefois, au regard de la détention d’Etienne Dieudonné Ngoubou  ancien ministre du pétrole écroué depuis mercredi 12 janvier dernier à « sans-famille », dont les avocats relevaient un vice de procédures dans son arrestation du fait de la violation de l’article 78 de la Constitution gabonaise et du non respect des droits de la défense. Une succession de vices de forme qui pourraient laisser penser que cette lutte contre l’enrichissement illicite ne serait qu’un prétexte de chasse aux sorcières.

© Crédit photos : Jeune Afrique

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