L’UNOCA, la CEEAC et la société civile sur les voies d’un partenariat en matière de gestion des conflits

L’organisation de cet atelier qui a débuté le 31 juillet, résulte de la reconnaissance  accrue d’une  nécessité d’améliorer la coopération et le partenariat avec la société civile, dans la prévention des conflits et dans la promotion de la paix. Après ces travaux, dans cet élan, il se tiendra du 2 au 4 août prochain, un autre atelier de renforcement des capacités pour l’intégration de « la perspective genre » dans l’alerte rapide et la prévention des conflits.

Cet atelier de Libreville, s’inscrit dans la droite ligne des différents instruments politiques des Nations Unies et de l’Union africaine, y compris la vision stratégique du Secrétaire général des  Nations Unies sur la prévention et celui de l’Agenda 2063, de l’Union africaine ainsi que le Cadre commun entre le Nations Unies et l’Union africaine pour un partenariat renforcé sur la paix et la sécurité. François Louncény Fall, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, a indiqué à l’ouverture des travaux que «cet atelier est une claire démonstration de notre partenariat pour la promotion de la paix, de la sécurité, et de l’intégration régionale en Afrique centrale».

Cet atelier est donc une forme de reconnaissance du rôle que joue la société civile dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits aux niveaux communautaire, national, continental  et international. Pour cette raison, François Louncény Fall  a signifié que «les Nations Unies, l’Union Africaine, et certaines Communautés Économiques Régionales ont adopté et sont en train de mettre en œuvre, des politiques  visant à renforcer ce partenariat avec la société civile, en particulier en matière d’alerte précoce et prévention des conflits», conformément à la nouvelle vision d’Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies sur la question. Il s’agit aussi d’impliquer toutes les institutions internationales, et les gouvernements pour mener à bien ce programme de prévention des conflits à travers le monde pour une paix durable.

Pour François Louncény Fall,  l’objectif général de cet atelier,  est de «faciliter le dialogue entre la CEEAC et les représentants des organisations de la société civile sur les voies et moyens de créer un partenariat crédible  et durable en matière d’alerte rapide et prévention des conflits, dans le cadre du mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique centrale de la CEEAC». Un objectif partagé aussi par  Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI,  qui a dans son propos circonstanciel assuré qu’il  y avait «des efforts supplémentaires à faire dans la sous-région pour une participation active de la société civile dans le processus de construction de la Communauté  en vue de passer de la Communauté des Etats,  à la Communauté des Peuples» au regard des notamment des réalités sociopolitiques propres à l’Afrique centrale. Cet atelier devrait initier la finalisation d’un document cadre formel devant régir la collaboration entre le Secrétariat de la CEEAC et la société civile.

Cette activité, est également en phase avec la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC à Kinshasa en 2009, et les divers déclarations politiques et protocoles de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) notamment, le Cadre de prévention des Conflits qui souligne respectivement et collectivement l’importance de mettre sur pied et de renforcer la collaboration entre les organisations intergouvernementales et la société civile de la sous-région, dans la prévention des conflits en Afrique.

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