L’UNOCA interroge la dimension du  genre dans la prévention des conflits à Libreville

L’atelier qui s’est ouvert le 2 août courant souhaite davantage sensibiliser les participants sur les questions liées au genre (égalité entre l’homme et la femme), renforcer les capacités des membres du personnel du Secrétariat de la CEEAC ayant une responsabilité directe dans la collecte, l’analyse et la soumission des informations dans le cadre du système d’alerte précoce.

Le siège de l’UNOCA à Libreville a servi de cadre à l’ouverture, le  2 août dernier, d’un atelier sous régional  sur «l’intégration de la dimension Genre dans l’alerte précoce et la prévention des conflits en Afrique centrale». Jusqu’à vendredi 4 août, la trentaine de participants concernés discuteront des questions liées à l’égalité hommes/femmes. Ils réfléchiront aussi et surtout sur les voies et moyens de renforcer les capacités du Secrétariat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) dans ce domaine.

L’expérience de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été sollicitée, en particulier en ce qui concerne la prise en compte des enjeux relatifs à l’égalité des sexes dans le Réseau de l’alerte précoce de la CEDEAO (ECOWARN). L’expertise d’ONU-Femmes enrichit les échanges interactifs auxquels contribuent les représentants de plusieurs Ministères en charge des questions liées au Genre venus de certains pays d’Afrique centrale.

A l’ouverture des travaux, François Louncény Fall, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de l’UNOCA a indiqué que : «L’égalité des sexes, l’autonomisation de la femme et la prévention sont au centre de tous les piliers des Nations Unies». Il a précisé que plusieurs instruments régionaux et internationaux, y compris les résolutions du Conseil de sécurité, reconnaissent le rôle crucial que jouent les femmes dans la recherche des solutions aux problèmes et leurs contributions significatives dans la prévention, la résolution et la gestion des conflits. D’où la nécessité impérieuse de les inclure dans les processus de paix.

Par ailleurs, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de l’UNOCA a exprimé le vœu que le Mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique centrale (MARAC) de la CEEAC tire le plus grand profit de cet atelier. L’atelier qu’abrite le siège de l’UNOCA se tient 24 heures après une activité similaire consacrée au « renforcement de la coopération entre la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et la société civile en matière d’alerte précoce et de prévention des conflits en Afrique centrale ».  Car pour lui, «la société civile est une ressource immense pour l’alerte précoce et la prévention des conflits».

Cet atelier sur la prévention des conflits fait  partie d’une série de projets prévus dans le plan d’action commun établit entre la CEEAC et l’UNOCA. Ce plan a été mis à jour lors d’une retraite conjointe organisée du 20 au 21 juillet à Akouango village, au Nord de Libreville.

Laissez votre avis