L’Université de Sciences de la Santé au bord de l’asphyxie

Entrée principale de l'Université des sciences de la santé à Owendo © D.R

Crée en 1970, l’Université de Science et de la Santé est confrontée à plusieurs problèmes d’ordre structurel. Des effectifs pléthoriques à la dégradation des structures d’accueils ne répondant plus aux normes internationales d’une université, en passant par l’absence d’équipements et les conditions d’études archaïques, la seule université des sciences de la santé que compte le Gabon est au bord de l’asphyxie malgré des mesures et promesses gouvernementales qui ne suivent pas.

C’est lors du Conseil d’administration qui s’est tenu en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, Guy Bertrand Mapangou, du maire de la commune d’Owendo, Jeanne Mbagou, des représentants du Syndicat national des enseignants-chercheur (SNEC) et des membres de la mutuelle, que le diagnostic de cet établissement public a été dressé. A cette occasion, le Recteur, Jean Bruno Boguikouma, n’a pas manqué d’égrainer les maux qui minent son université, notamment l’absence d’investissements et l’insuffisance d’enseignants chercheurs de rang A et de vacataires.

Cet établissement, autrefois dénommé Centre universitaire des sciences de la santé, qui devait accueillir 800 étudiants à sa création se retrouve aujourd’hui avec près de 5000 étudiants. Comme on l’observe, ce problème des effectifs pléthoriques a pour incidence des conditions de vie et d’apprentissage véritablement désastreuses.

Invité à prendre part à ce Conseil d’Administration qu’il présidait en tant que première autorité concernée par la remise en cause de la situation des enseignements supérieurs au Gabon, Guy Bertrand Mapangou s’est inscrit en porteur des promesses du gouvernement afin de soulager l’USS de sa misère datant de 1970. Car, en dehors de l’amphithéâtre sages-femmes de 80 places, d’un restaurant et d’une résidence universitaire de 100 lits, l’Université de Sciences de la Santé n’a jamais bénéficié de nouvelles infrastructures.

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