L’Union Nationale appelle à un retour à l’ordre constitutionnel à travers la tenue des législatives

Le secrétaire exécutif de l’Union nationale, Minault Zima Ebeyard © Gabonreview

Le secrétaire exécutif de l’Union nationale(UN), Minault Maxime Zima, a au cours de la déclaration faite ce mercredi 30 mai 2018, au siège de ladite formation politique sis à l’ancienne Sobraga, fait le point des différentes actions menées par son parti pour dénoncer «le désordre constitutionnel organisé par le pouvoir établi».

Faisant suite à sa décision du jeudi 3 mai dernier, de saisir la Communauté internationale, notamment les partenaires techniques et financiers, les organisations internationales et les principaux partenaires bilatéraux du Gabon, pour les informer du «désordre constitutionnel organisé par le pouvoir établi», Minault Maxime Zima Ebeyard, le Secrétaire exécutif de l’Union nationale(UN) a présenté à la presse, toutes les actions entreprises jusqu’à ce jour par son parti.

«Constant dans son engagement en faveur de l’alternance démocratique et le changement au Gabon, l’Union Nationale a ainsi adressé aux différents partenaires internationaux du Gabon, une correspondance circonstanciée et un mémorandum décrivant la situation anticonstitutionnelle dans laquelle la Cour constitutionnelle a plongé le pays», a indiqué le secrétaire exécutif.

Ce mémorandum selon le secrétaire exécutif de l’Union nationale, décrit et analyse les manipulations par lesquelles la Cour constitutionnelle a perpétré son coup d’Etat institutionnel, sortant ainsi le pays de toute légalité. « Par ce mémorandum, l’Union nationale tenait à attirer l’attention de l’ensemble des partenaires du Gabon sur les risques d’insécurité juridiques qui pèsent désormais sur leur coopération avec notre pays. Autrement dit, depuis le 30 avril dernier, tous les accords et conventions passés avec le Gabon peuvent être remis en cause à tout moment », a-t-il poursuivi.

Par ces actions, l’Union nationale condamne le coup d’Etat institutionnel du 30 avril dernier, et demande la suspension de la Cour constitutionnelle de l’Association des Cours constitutionnelle des pays ayant en partage le français, tout en exhortant les uns et les autres à œuvrer à un retour rapide à l’ordre constitutionnel à travers la tenue d’élections législatives.

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