L’UMEG saisit la Cour constitutionnelle en annulation de la décision d’augmentation des frais d’inscription

La décision portant sur la fixation des frais d’inscription et d’écolage dans l’enseignement supérieur semble passer très mal chez les étudiants gabonais. C’est donc pour obtenir son annulation que l’Union des mutuelles estudiantines du Gabon(UMEG)  a introduit une requête auprès de la Cour constitutionnelle.

Dans cette requête signée de son président, Essanga Ayira Dave Branly, l’UMEG dit que sa démarche s’inscrit dans un cadre purement  légal, la haute Cour étant fondée à recevoir les requêtes concernant «la loi ou l’acte querellé». En se fondant dès lors sur la législation, l’Union des mutuelles estudiantines du Gabon a sollicité l’annulation de l’arrêté n°0010/MESRSFC du ministère de l’Enseignement supérieur fixant le montant des frais d’inscription et d’écolage dans l’enseignement supérieur.

Une décision qui dès sa prise par le gouvernement, n’a pas manqué d’être critiquée, dans une situation économique de plus en plus difficile pour les populations, elle apparaît presque opportune.

Cet arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, datant  du 9 juin dernier, a mis en lumière une augmentation significative des frais d’inscription et d’écolage dans l’ensemble des universités et grandes écoles publiques du pays.

Si la décision de la Cour constitutionnelle retoque cet arrêté ministériel, elle aura le mérite de remettre les parties dans la situation antérieure, c’est à dire qu’elle entraînera le retour des frais d’inscription au montant initialement payé par les étudiants. Une chose tout de même peu envisageable dans la mesure où, le gouvernement s’est fondé sur une directive communautaire qui touche tous les Etats membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).