Louis Gaston Mayila : «la première étape de la Réconciliation (…) c’est reconnaître qu’il y a eu des morts»

Louis Gaston Mayila, président de l'UPNR © GMT

C’est au cours de la cérémonie de présentation de voeux de nouvel an aux militantes et militants de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), dont il est le président, que Louis Gaston Mayila, a une fois de plus, entretenu l’opinion nationale et internationale sur la nécessité de la Réconciliation nationale, idée émise le 30 décembre 2017 par plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile. A cet effet, il a égrainé, selon lui, les principales étapes que pourrait suivre cette rencontre républicaine pour arriver à un véritable apaisement du climat sociopolitique.



C’est en présence de plusieurs responsables de partis politiques, notamment Mayombo Mbendjangoye de l’Energie du peuple indépendant (EPI), Marcel Robert Ntchoreret du Cercle omega, Bonaventure Nzigou Manfoumbi du FFR, Henrie Mbira Nze de l’USP, David Mbadinga de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPG-L) ou encore du senateur Jean Christophe Owono Nguema, que l’ancien président du Conseil économique et social a réaffirmé l’idée d’une réconciliation nationale afin de «privilégier le Gabon».

Au cours de cette rencontre, il a déploré «le mur de haine» qui semble s’être dressé entre filles et fils du Gabon, notamment dans les deux camps antagonistes que sont l’opposition et la majorité. Il a Souligné que la réconciliation nationale dont il est l’un des principaux promoteurs doit absolument concerner toutes les couches sociales de la nation, des leaders politiques aux leaders syndicaux en passant par les jeunes, les femmes.  Il a d’ailleurs indiqué que les enjeux de cette réconciliation, qu’il appelle de tous ses voeux, étaient non seulement politiques, sociaux, économiques mais aussi culturels.

Evoquant par la suite ce qui devrait constituer la trame de ces assises nationales et républicaines, Louis Gaston Mayila a esquissé les étapes qui devraient la ponctuer. «La première étape c’est reconnaître qu’il y a eu des morts. Il y a eu des morts hier et il y a eu des morts avant hier et ce depuis 1964. (…) La deuxième étape, c’est d’organiser les procès rapidement, afin de libérer tous les prisonniers d’opinions. Dans un pays où il y a des prisonniers politiques, les dirigeants ne sont pas libres. Dans la foulée une loi d’amnistie doit permettre à tous ceux qui sont en exile de revenir librement chez eux», a indiqué le leader de l’UPNR.

La dernière étape, qui pour l’ancien ministre d’Omar Bongo constitue la plus primordiale, est celle du «pardon». «Chacun à quelque chose à reprocher à l’autre même si on ne veut pas le reconnaître, personne ne peut être exempt de tout reproche. Il devrait donc être institué une journée du pardon. Sans pardon, la vie n’est pas possible», a-t-il lancé solennellement.

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