Louis Gaston Mayila: «La réconciliation passe par la libération des prisonniers politiques»

Louis Gaston Mayila © GMT

Ce samedi 24 février, président de l’Union pour la nouvelle République, a réuni à son domicile les leaders religieux. Il était question, pour l’orateur, de proposer des pistes de sortie de crise. Pour lui, la réconciliation nationale est l’unique solution pour sortir de cette  stagnation corollaire de l’élection présidentielle de 2016.

C’est l’une des pistes proposées et défendues par Louis Gaston Mayila qui a échangé ce 24 février avec certains responsables de Confessions religieuses. A la faveur d’un déjeuner débat organisé à son domicile sis à Montagne-Sainte, le président de l’Union pour  la nouvelle République (UPNR) en a profité pour entretenir ses hôtes sur l’importance de la Réconciliation nationale, avant de proposer la mise en place d’un Conseil national pour la réconciliation. Pour cet avocat qui fut l’un des ministres de feu Omar Bongo Ondimba, «la réconciliation, c’est d’abord l’affaire  des Gabonais. Entre nous, et il y a des sujets qu’on ne peut pas éluder. Depuis 1964, date de la première crise majeure de notre pays, il y a eu des morts. Hier encore, en 2016, il y a eu des morts», a-t-il déclaré.

Selon l’orateur, la réconciliation nationale doit commencer par rendre hommage à «ces morts», les élever au rang de martyrs, après «les avoir minutieusement recensés», en lançant un appel à ceux qui ont eu connaissance de ces faits et qui peuvent en apporter les preuves.

Louis Gaston Mayila est allé plus loin, en touchant un sujet portant sur «la libération des prisonniers politiques».  Pour lui, après l’étape des morts, il faut reconnaître qu’il y a actuellement en prison des femmes et des hommes privés «de liberté pour leur engagement politique», a souligné le président de l’UPNR. Avant de poursuivre qu’il y a même de nombreux jeunes qui sont aujourd’hui embastillés parce qu’ils se sont retrouvés “au mauvais endroit, au mauvais moment’’.

Le chef de fil des signataires du «Oui à la réconciliation nationale» a donc de  demandé aux autorités de libérer les prisonniers politiques après les avoir jugés. Leur place est parmi nous, a-t-il lâché. Ils doivent prendre part aux débats sur la réconciliation nationale. «Le Togo vient de libérer tous ses prisonniers politiques, le Gabon doit en être capable. C’est difficile, c’est dur, mais le Gabon doit être capable de le faire pour sa grandeur et pour son rendez-vous avec (…) histoire», a-t-il conclu.

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