Louis Gaston Mayila: «Jean Ping peut nous dire si les morts ont ressuscité ?»

Louis Gaston Mayila, président de l'UPNR © D.R

Seulement quelques heures après le discours de Jean Ping ancien candidat à la présidentielle d’août 2016, aux termes duquel, il appelait les Gabonais de tous bords à « transcender leurs clivages » et à  « placer la Nation au-dessus » des « intérêts particuliers, ethniques et claniques », « au rassemblement de tous » et donc à la « réconciliation », Maître Louis Gaston Mayila qui s’est fait chantre de cette dernière n’a pas manqué de rappeler qu’elle était la seule issue qui s’offre au peuple gabonais.

« Rassemblement et réconciliation a dit Jean Ping. Ai-je bien lu? Avez-vous bien entendu? » s’est questionné le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) dans un post publié sur son compte Facebook officiel.

Pour celui qui depuis bientôt un an appelle à la « réconciliation nationale » pour permettre au Gabon de tourner la page de la crise post-électorale dont les stigmates sont encore visibles au sein de la population gabonaise déchirée entre ceux qui dénoncent les massacres perpétrés au quartier général de l’opposant Jean Ping et ceux qui proches d’Ali Bongo Ondimba minimisent le bilan humain.

« O  peuple gabonais, toi bon peuple, tu as entendu de tout sur Mayila, sur sa  réconciliation nationale. On m’insulte, on me calomnie, on m’accuse de tous les maux ! », s’est-il exclamé avant de s’adresser à Jean Ping à qui il demande de « nous dire si les morts ont ressuscité ? Alors il va se réconcilier avec qui ? Et si Ali était vivant et bien vivant ».

Pour Louis Gaston Mayila à qui l’opinion a souvent reproché d’appeler à « la réconciliation nationale » alors que des Gabonais avaient trouvé la mort au cours des violences post-électorales, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine a oublié de le citer. « L’ami Ping a-t-il  rêvé de Mayila ou il a tout simplement oublié de citer le nganga missoko de yombi ! », a-t-il précisé.

Estimant que la maladie d’Ali Bongo Ondimba pourrait être assimilée à un conte bien connu au Gabon. « Quand le lion malade simule sa mort pour voir qui serait le plus dévoué par ses pleurs … très vite la gazelle dit à l’antilope : ne te mets pas tout à côté, on ne sait jamais …puis un autre qui s’ est rapproché de très près de dire :  » je sens qu’il chauffe beaucoup pour un mort… » et le lion lui fit la confidence: ne parle pas trop fort, pleure plutôt très fort pour qu’ils avancent de plus près… “», explique-t-il.

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