L’Organisation patronale des médias fait sa rentrée officielle

Réuni ce vendredi 20 octobre 2017, au siège Nord Editions, sis au quartier Sotega dans le 2ème arrondissement de Libreville, l’Organisation des patrons de médias (Opam) a fait sa rentrée officielle devant un parterre d’invités, parmi lesquels des patrons de presse et plusieurs journalistes. Une conférence sous le thème « l’entreprise de presse peut-elle être rentable au Gabon? » a marqué cette cérémonie.

Prénant la parole en premier, le Président de l’Opam, Guy-Pierre Biteghe a rappelé l’objectif visé par cette association patronale, à savoir défendre les intérêts des entreprises de presse, qui depuis plusieurs années sont confrontées à des difficultés liées à l’exercice de leur métier. Cette rentrée à «caractère solennel» a également été l’occasion de deviser autour d’un thème porteur pour la viabilité et la rentabilité des médias .

Pour répondre à cette thématique d’une grande importance pour les responsables des organes de presse, Jean Robert Mbasani, conférencier, a précisé que «la presse gabonaise est l’une des plus dynamique en Afrique centrale, ce dynamisme se fonde sur plusieurs éléments notamment la richesse d’offre, la qualité des infrastructures mais surtout la ténacité des organes de presse dans la liberté de ton». Mais, si vue de l’extérieur elle paraît rentable, il n’en est rien de l’intérieur et cela est probablement dû «aux rigidités du marché et de celles de l’appareil administratif, l’entreprise de presse est dans la tourmente. Elle doit se réinventer ou mourir»; a t- il confié.

Par ailleurs, le conférencier ne perd pas espoir et donne des pistes de solutions telles que «la professionnalisation des entreprises de presse, la structuration des entreprises, l’exploitation des niches, la formation des journalistes…etc ». Pour lui, il serait temps de fédérer les forces de l’équipe en structurant le plus clairement possible l’entreprise de presse au Gabon.

Depuis le lancement officiel de ses activités en juillet dernier, l’Opam oeuvre auprès des instances publiques pour le dénouement de nombreux litiges mettant en cause la presse gabonaise. Un combat qui s’avère difficile dans un pays où le musellement et l’intimidation font désormais partie du quotidien des médias nationaux.

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