L’OPAM s’insurge contre les intimidations et interpellations arbitraires des journalistes

Des membres du bureau exécutif de l'Opam © GMT

C’est à la faveur d’une déclaration de presse rendue publique ce jeudi 21 juin au siège de l’hebdomadaire Le Mbandja, que l’Organisation patronale des médias (Opam), a tenu à s’exprimer sur les violations des libertés de la presse observées ces derniers mois du fait du comportement zélé des forces de sécurité et de défense. Cette montée au créneau intervient au moment où les journalistes de la presse indépendante font l’objet de toutes formes d’abus et d’intimidations.

C’est par la voix de son président, Guy-Pierre Biteghe, que cette organisation a interpellé l’opinion nationale et internationale sur les dérives dont sont victimes les journalistes. Ces actes orchestrés par des éléments des forces de sécurité et de défense ont pour conséquence de ternir l’image du Gabon sur la question de la liberté de la presse.

Au cours de son intervention, il a rappelé comme fait majeur, l’interpellation dans la rue à Libreville du rédacteur en chef des journaux du groupe de presse Oloumambe, Orca Boudiandza  qui avait été «conduit dans les locaux de la DGR où il subira durant plus de quatre heures, une torture morale et des agressions verbales de la part de ses bourreaux». Dans le même cas, le vendredi 15 juin dernier, c’est le journaliste Jean Claude Afa’a qui était arrêté et gardé à vue au commissariat de police de Belle vue II. «Sous la pression des éditeurs et membres de la corporation, il sera relaxé tard dans la nuit», a-t-il révélé.

«L’Opam dénonce fermement les agissements autoritaires et hors-la-loi de nos forces de sécurité vis-à-vis des journalistes dans l’exercice de leur fonction. Elle prend à témoin la communauté nationale et internationale suite aux dérives autoritaires des forces de sécurité à l’encontre des journalistes et a décliné sa responsabilité quant aux conséquences que pourraient entraîner la persistance de ces méthodes qui relèvent d’un État de désordre», a martelé Guy-Pierre Biteghe.

Par ailleurs, il a rappelé à titre pédagogique pour les forces de sécurité et de défense, que le délit de presse est inscrit sous le régime de la preuve et non celui de l’enquête. Ceci pour garantir la protection des sources. «Aucune loi n’interdit de photographier un policier, un gendarme ou un militaire en service. Donc il n’est pas un délit de les filmer dans l’exercice de leur fonction», a-t-il conclu.

Laissez votre commentaire