L’Opam déplore la suspension de la Loupe par la HAC

Suspension de l'hebdomadaire La Loupe © Gabonreview

C’est à travers un communiqué de presse rendu public le vendredi 10 août dernier que l’Organisation patronale des médias du Gabon (Opam) a tenu à donner sa position sur l’énième sanction appliqué à un média par la Haute autorité de la communication (Hac). Ainsi, elle a condamné la suspension pour un mois de l’hebdomadaire La loupe, tout en demandant à cette institution de reconsidérer sa décision.  



Pour cette organisation, cette interdiction de parution d’un mois infligée au journal La Loupe est d’autant plus regrettable car elle démontre, après l’épisode de la chaîne de télévision Média+, que la Haute autorité de communication est loin d’avoir abandonné les pratiques que les professionnels de la presse reprochait au Conseil national de la communication.

Le président de l’Opam, Guy Pierre Biteghe a de ce fait exhorté la haute autorité à «reconsidérer la sanction contre le journal La loupe, dans l’intérêt supérieur de l’image du Gabon dont les atteintes répétées aux libertés de la presse lui valent chaque année, d’être mal classé par les instances internationales chargées de veiller au respect des droits de l’Homme et des libertés».

Cette dénonciation n’est d’ailleurs pas la seule puisque dans un récent tweet l’organisation Reporter sans frontière a souligné le caractère quelque peu disproportionné de la HAC. «RSF considère cette mesure conservatoire disproportionnée et appelle les autorités gabonaises à revoir les sanctions administratives visant les médias gabonais», pouvait-on lire.

Pour rappel, la Haute autorité de la Communication a prononcé une suspension d’un mois ferme à l’encontre de l’hebdomadaire pour avoir titré «Voici les ’’parasites’’ de la République», en parlant du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, du vice-président Pierre Claver Maganga-Moussavou, des anciens et actuels ministres et de la présidente de la Cour constitutionnelle.

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