Loi de Finances 2018 : 534 milliards de francs CFA pour apurer la dette intérieure

Jean Fidèle Otandault, ministre du Budget des Comptes publics © GMT

Les entreprises prises à la gorge par les créances en souffrance de l’Etat vont pouvoir respirer un grand coup en cette fin d’année 2017, puisque selon le ministre en charge du Budget et des Comptes publics, 534 milliards de Fcfa seront consacrés à apurer la dette intérieure.



En effet, au titre de la dette intérieure de 2017, se sont près de 140 milliards de francs pour le règlement des instances du Trésor et 147 milliards au titre de la dette conventionnée et reconnue; soit 287 milliards auxquels il faudrait rajouter, pour ce mois de décembre, 81 milliards dont 67 milliards de dette sur titre; soit environ 368 milliards de Fcfa qui auraient été déjà décaissés en 2017 pour le règlement de la dette intérieure.

Selon Jean-Fidèle Otandault l’Etat compte bien poursuivre ses efforts d’apurement puisque une enveloppe de 534 milliards de Fcfa vient d’être allouée au règlement du reste de cette dette. Ce qui se fera de manière progressive.

Revenant sur cette décision d’apurer la dette intérieure, lors d’un entretien accordé à la presse jeudi dernier, dans les locaux du ministère du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, a déclaré: «Je réitère une nouvelle fois que l’Etat n’a aucun intérêt à ne pas payer sa dette auprès des opérateurs économiques. Un terrain d’entente avec les acteurs du secteur privé réunis au sein de la Confédération patronale gabonaise (CPG) doit être trouvé».

En outre, il a déploré le manque de communication des entreprises ayant déjà reçu une partie substantielle des paiements, soulignant le fait que ces dernières restent sous silence après avoir reçu leur paiement et ce au détriment de l’image de l’Etat qui passe pour un mauvais payeur.

Ce qui a conduit le ministre d’Etat à envisager la publication régulière des états des entreprises payées et la mise en place d’une cellule d’évaluation qui réunira les représentants du gouvernement et ceux du secteur privé.

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