Logements sociaux: Michel Menga veut y voir clair, les locataires dénoncent une escroquerie organisée

Logements sociaux d'Akanda © D.R

C’est dans un communiqué paru dans le quotidien l’Union du jeudi 8 novembre dernier que le ministre de l’Habitat, Michel Menga a fait l’annonce d’une mission d’inspection aux logements sociaux situés à Angondjé dans la commune d’Akanda. Cette communication a provoqué l’ire des locataires qui voient en cette décision « une escroquerie» bien organisée par les autorités du ministère.

Dès l’annonce par le premier responsable du ministère de l’Habitat d’une mission d’inspection aux logements sociaux d’Angondjé, des voix se sont levées pour dénoncer semble-t-il « une campagne d’escroquerie organisée par Michel Menga et ses collaborateurs », rapporte nos confrères de l’hebdomadaire La Loupe dans sa livraison de ce mardi 13 novembre 2018.

Pour les occupants desdits logements, pour le journal, la manoeuvre consisterait à percevoir des sommes d’argent, en l’absence de textes légaux régissants le paiement des loyers des logements de l’Etat. Inspection à laquelle les bénéficiaires n’entendent pas se plier si elle venait à se matérialiser.

Pour rappel, le gouvernement avait retiré le mandat de gestion et d’administration des parcelles à la Société nationale des logements sociaux (SNLS) placée sous la tutelle du ministère de l’Habitat à travers l’arrêté n°00023. Dans la même disposition, il indiquait que lesdits logements sociaux étaient désormais réservés au patrimoine immobilier de l’Etat.

Suite à cette observation faite par les locataires, la mission d’inspection projetée par le ministre en charge de l’Habitat souffrirait donc d’une illégitimité puisque que la gestion du patrimoine étatique incombe au ministère du Budget et des comptes publiques à travers  la Direction générale du patrimoine.

Par ailleurs, les protestataires exigent des éclaircissements sur les précédents loyers et autres cautions, à la suite du scandale qui révélerait que certains comptes ouverts dans un établissement bancaire à Libreville pour le paiement des loyers seraient en réalité des comptes personnels des responsables de la SNLS, en complicité avec des hauts responsables du ministère de l’Habitat.

Ces derniers sont appelés à faire la lumière sur ces accusations de détournement des deniers publics qui, si elles sont avérées mettraient à nu un réseau mafieux qui donnerait du travail à la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de première de Libreville ainsi qu’à la Cour criminelle spéciale

Laissez votre commentaire