L’inquiétante croissance des grossesses précoces au Gabon

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Le phénomène des grossesses précoces, semble être toujours d’actualité. Une enquête récente fait état de ce phénomène qui défit la chronique au Gabon. Ce qui nous contraint donc, à évoquer les causes, les conséquences et les solutions.

Définit comme le fait pour une jeune fille de tomber enceinte avant 20 ans. Il n’est en effet, plus rare de rencontrer dans la quasi-totalité établissements de la capitale gabonaise des jeunes filles enceintes. Candide, une proie facile pour des prédateurs soucieux de satisfaire leur libido. L’actuel rapport d’une enquête publié par le Dr Jean Noel Biyogho Obame, tirée des colonnes du quotidien L’Union.

Selon lui, 81% d’élèves mères seraient concernées par ce phénomène. Toujours selon ladite enquête, avec 97%  la province du Woleu-Ntem est la plus affectée par les grossesses précoces, suivie par la Nyanga avec 93%, l’Estuaire ne viendrait qu’en 4e position avec 79%. « 29% ont eu leur premier rapport sexuel à 15 ans. Quand elles arrivent à 20 ans, toutes les filles ont déjà eu leur premier rapport sexuel… »; souligne Jean Noel Biyogho.

Si les causes sont multiples et diverses, le rôle des parents n’en est pas moins écarté. Manque d’information et d’éducation sexuelle, l’inceste, violences abus sexuels, précarité et la liste est longue. Ce qui entraîne des risques certains sur la santé, la déscolarisation, la marginalisation, la perpétuation du statut inférieure de la femme et la pauvreté.

La fécondité chez la femme qui débute avec l’apparition des premières menstrues, souvent pendant l’adolescence. Cette fécondité, mérite donc d’être protégée et encadrée.

Des mécanismes doivent être mis en place pour endiguer ce fléau, notamment des actions de sensibilisation auprès des parents et des enfants; la prise en charge des filles et renforcement des services de santé maternelle et infantile; des actions de sensibilisation et la distribution régulière des moyens contraceptifs de prévention aux jeunes.

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