L’inaction de l’Etat tue l’Agence nationale de pêche et de l’aquaculture

La diversification de l’économie vantée par le gouvernement n’est t-elle pas que de la poudre aux yeux? C’est la question que pourrait se poser l’opinion au vue du manque de sérieux dont fait preuve les pouvoirs publics concernant certaines structures qui pourtant sont les instruments essentiels de cette diversification tant recherchée, à l’heure de la baisse drastique des recettes fiscales et de la chute des cours du brut de pétrole.

En effet, c’est le cas de l’Agence nationale de pêche et de l’aquaculture située dans le bassin des jardins de la pairie, qui connaît d’énormes difficultés pour le développement de son activité, malgré la volonté et les efforts sans moyens des agents qui y sont affectés.

Depuis plusieurs années les activités de cette agence tournent au ralenti faute de moyens et de soutien de l’Etat. La station de pêche et d’aquaculture créée vers 1954 avant notre indépendance, aujourd’hui sous la tutelle du Ministère des Eaux et Forêts manque de relance financières et de soutien de poids pour être à la hauteur de ses objectifs. Pourtant, c’est elle qui alimente, en matière de production, plusieurs stations à l’intérieur du pays et des opérateurs privés qui font dans la pisciculture.

Un des agents affecté à cette agence, Richard P, n’a pas manqué de faire remarquer que «La situation dans laquelle notre site se trouve repose sur le manque de budget conséquent et constant».

«Il y a plus d’un an, sous le Ministre Gabriel Tchango, au-delà de ses obligations, s’investissait considérablement dans l’activité de la pêche, nous avons fait une récolte de près d’une tonne. Pourtant Ali Bongo était là. On lui avait de vive voix signifié toutes les difficultés que nous rencontrions pour produire ce poisson qu’il admirait avec entrain. Mais hélas. Le matériel que vous voyez nous avait été acheté par le ministre Tchango. Après lui, plus personne aujourd’hui ne nous aide» a t-il relevé.

Nadine, une employée auprès de la direction confiait d’ailleurs que «nous sommes capable de récolter sept à dix tonnes de poissons ici, si jamais l’Etat mettait des moyens à notre disposition. Mais hélas, avec le peu que nous produisons, nous essayons d’entretenir le site et fabriquer les aliments pour nourrir le poisson. La prochaine récolte prévue pour le mois de décembre va certainement déterminer la suite face à nos plaintes».

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