L’imaginaire évacuation sanitaire de Jean Ping

La nouvelle s’etait repandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, faisant craindre le pire au sein des partisans de l’opposition. Mais il  n’en était rien, comme l’atteste le récent interview accordé par Jean Ping au site d’actualité info241. Dans cette échange, il dément catégoriquement la rumeur faisant état de son évacuation sanitaire en France.

En effet, la publication sur les réseaux sociaux de la fiche relative au franchissement du point de passage le 18 mars dernier à l’aéroport international Léon Mba de l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 27 août 2016, Jean Ping, avait donné lieu à des folles rumeurs sur son état de santé. Des supputations reprises par de nombreux internautes et même par plusieurs organes de presse proche du pouvoir.

Réagissant à ces affirmations dans une publication, Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi, porte-parole du président Ping, soulignait «deux informations, présentes sur cette image, suffisent à confirmer qu’il s’agit d’un montage réalisé par un brave type. D’un, Anna Sylvestre Steiner est la correspondante de France 24 en Côte d’Ivoire. Elle ne couvre pas donc ni l’actualité gabonaise ni l’actualité française. Elle ne peut donc être envoyée spéciale de France 24 à Libreville ou à Paris. De deux, il n’existe pas d’hôpital américain à Paris. L’hôpital américain se trouve à Neuilly sur Seine, dans la banlieue parisienne. France 24 n’écrira jamais hôpital américain de Paris».

Dans l’interview accordé à nos confrères d’info241, celui qui revendique  sa victoire à l’élection présidentielle, indique  «je ne réponds pas aux informations de ce genre. Elles sont si grosses et si mensongères qu’il n’est pas nécessaire de démentir puisque la vérité finira toujours par se savoir. Et donc on saura exactement qu’il s’agit d’un montage. Je ne démens pas, je laisse les choses se faire». Soulignant qu’on «ne peut pas imaginer un pouvoir en place en train de faire un montage si grossier quand ils savent que la vérité va se savoir. Tout finit par se savoir. Par rapport à ma présence en France, elle fait suite d’abord à plusieurs raisons. Normalement, je viens en Europe et vous êtes témoin, quasiment tous les trois mois».

Abordant les raisons réel de sa présence en France, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine relève que «Je viens en Europe, en France, à Bruxelles et ailleurs, mais aussi lorsque le temps me le permet, je vais aux Etats-Unis consulter tous nos partenaires internationaux. Donc il était temps que je revienne après quasiment un trimestre d’absence. Il fallait que je vienne en France surtout dans un moment décisif pour réaliser le même travail comme je l’ai toujours fait. Ce moment décisif est dû au fait que l’Union européenne est en train d’étudier la phase importante après son rapport final et la résolution qu’elle a prise afin de prendre éventuellement des sanctions et un certain nombre de décisions. Puis, il y a un dialogue organisé par Ali Bongo où l’Union européenne sera vraisemblablement présente, mais aussi l’Union africaine».

Par ailleurs, il a réaffirmé son refus de prendre part au dialogue national prôné par Ali Bongo «nous y sommes invités, mais nous avons indiqué que nous ne participerons pas à ce dialogue. Il faut qu’on explique à nos partenaires internationaux le pourquoi ? Il fallait venir en Europe pour cette raison. Mais aussi, parce que nous-mêmes, nous avons notre déroulé. Et ce que j’ai appelé le rapport de force est en place et en mouvement» a t-il expliqué.

Laissez votre avis