Liliane Ngari: «Il n’y a pas de «tension» entre le CGC et la Comilog»

Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue, DG du CGC © D.R

Ces derniers jours, il est véhiculé dans la presse des informations selon lesquelles, il existerait une «tension» entre le Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC) et la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG), au sujet de la perception d’une «double taxe»; que le CGC exigerait de la COMILOG le paiement des taxes sur ses produits à l’import comme à l’export; et que cette situation serait à l’origine du blocage de ses activités et menacerait son usine C2M à Moanda.



Le C.G.C tient à dénoncer comme faux toutes ses allégations qui ne reposent sur aucun élément vérifiable.

Il est vrai que le C.G.C réclame en ce moment la perception d’une commission, dénommée «Commission sur le Droit de Trafic» (CDTS) à tous les transporteurs maritimes des cargaisons de minerais en contrepartie de leur participation au trafic de marchandises généré par le commerce extérieur de la République Gabonaise, en application des dispositions de l’article 10 de l’ordonnance 009/PR/2014 du 20 août 2014 portant encadrement du trafic de fret généré par le commerce intérieur et extérieur de la République Gabonaise.

Il apparaît clairement qu’aucune disposition dans ce texte ne permet au C.G.C de réclamer une quelconque commission à la COMILOG qui n ‘est pas un transporteur maritime.

En effet, seuls les armateurs c’est-à-dire le consignataire de COMILOG en la personne de SAGA-BOLLORE est assujetti au paiement des droits de trafic sur les cargaisons de minerais au même titre que tous les autres consignataires ou transporteurs exerçant au Gabon et qui paient naturellement cette commission sans manifester une quelconque résistance.

Il apparaît dès lors que le blocage actuel des cargaisons de la COMILOG, ne saurait être le fait d’un supposé conflit entre le C.G.C et la COMILOG. Il s’agit en l’occurrence plutôt d’un conflit entre la COMILOG client de SAGA-BOLLORE, son consignataire, qui bloque en rade le navire contenant les cargaisons de la COMILOG pour défaut de paiement par celle-ci des frais de  consignation au profit de plusieurs entités de la chaîne de transport et non pas au seul profit du CGC, comme cela est d’ailleurs la pratique dans plusieurs pays dans le monde.

En conséquence, le C.G.C s’étonne de la stigmatisation dont il est victime dans ce dossier et tient, en tout état de cause à préciser qu’il n’a procédé à aucun blocage des cargaisons de la COMILOG comme il se dit et qu’il n’existe de fait ni «tension» ni «bras de fer» entre lui et la COMILOG avec laquelle il n’a, au demeurant, aucune relation directe dans ce dossier.

Le Directeur Général

Liliane Nadège NGARI épse ONANGA Y’OBEGUE

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