Libreville: un agent de la sécurité pénitentiaire ôte la vie à un gérant de bar à cause de 500 francs CFA

Djessy Ngoua, l'agent de la sécurité pénitentiaire à l'origine du drame © D.R

Dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février 2019, à Plaine-Orety dans le 1er arrondissement de Libreville, Djessy Ngoua  agent de la Sécurité pénitentiaire âgé de 22 ans, a commis l’irréparable en poignardant Crinel Mbanda Nzengue tenancier d’un bar dans le même quartier qui  a réclamé à son bourreau la somme de 500 francs cfa relative à une consommation impayée. Le jeune homme de 30 ans a rendu l’âme aussitôt arrivé au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL).

GABON LIBREVILLE

Arrivé au bar le Piroguier aux environs d’une heure du matin, où il va passer une commande de deux bières, Djessy Ngoua, un agent de la sécurité pénitentiaire, après les avoir consommés, a tendu à la victime un billet de mille francs cfa. Sauf qu’au moment de se retirer du débit de boisson le tenancier du bistrot va interpeller le gardien de la paix au sujet d’une ardoise de 500 francs cfa pour une consommation impayée quelques jours auparavant.

N’ayant pas apprécié la démarche du barman, le maton qui se  trouvait déjà en état d’ébriété selon des témoignages recueillis par notre confrère du quotidien L’Union, « va opposer une fin de non-recevoir à la demande du gérant de façon virulente ». Toute chose qui va susciter une violente dispute entre les deux protagonistes qui finiront par en venir aux mains. Des personnes présentes sur le lieu des altercations sont parvenues à ramener le calme et à faire quitter les lieux au garde pénitentiaire.

Djessy Ngoua va faire son retour dans le débit de boisson cette fois ci armé d’un poignard qu’il va vigoureusement asséner au thorax de son adversaire. Transporté de toute urgence dans un hôpital, « Crinel Mbanda Nzengue va malheureusement passer de vie à trépas aux urgences du Centre hospitalier universitaire de Libreville », après avoir perdu énormément de sang.

Voici donc un agent de service paramilitaire détenteur de l’autorité publique qui a ôté la vie de son compatriote alors qu’il lui était redevable. Une situation qui pose le problème de l’enquête de moralité lors du recrutement des agents des forces de l’ordre ou de tout autre fonctionnaire des services publics dans notre pays.

Après avoir posé son acte ignoble l’indélicat « s’est  constitué prisonnier auprès de ses collègues et se trouve en ce moment en garde à vue pour nécessité d’enquête », a rapporté notre confrère.             

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