Libreville: Ossouka lègue des impayés CNSS à Léandre Nzue

Hôtel de ville de Libreville © D.R

En première ligne en ce qui concerne les prélèvements de tous types d’amendes et taxes auprès des commerçants, il semblerait que la Mairie de Libreville ait du mal à s’acquitter de ses propres cotisations auprès des organes étatiques. Ainsi, dans un communiqué paru dans le quotidien l’Union le 18 mars dernier, la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a indiqué que la Mairie de Libreville « n’était pas à jour dans le versement des cotisations sociales depuis plusieurs trimestres ».



C’est ce qui ressort du communiqué publié ce lundi 18 mars par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) dans les colonnes de l’Union. L’entité dirigée par Nicole Assélé a épinglé 151 entreprises, administrations, collectivités locales et territoriales « non à jour dans le versement de leurs cotisations sociales depuis plusieurs trimestres ».

En effet, cité parmi ces organisations, la Mairie de Libreville ne s’est donc pas acquitté des cotisations de ses salariés depuis plusieurs années, alors même qu’elle bénéficie d’un budget de fonctionnement de près de 30 milliards de Fcfa annuel. Incompréhensible. Répréhensible. Ce mépris des règles de bonne gouvernance et de gestion par cette collectivité territoriale garante de certains principes étatiques, souligne une forme de désinvolture trop souvent répandue.

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est que l’ancienne mairesse de la commune de Libreville Rose Christiane Ossouka Raponda avait indiqué à Léandre Zue au moment de la passation de charge, qu’il disposait de pas moins de 27 milliards de Fcfa dans les caisses. Or, ce communiqué de la CNSS fait clairement apparaître une bombe à retardement qui pourrait en cacher d’autres.

Entre insalubrité et insatisfaction des besoins des populations librevilloises, la Maire de Libreville ajoute donc à son bien triste tableau de chasse le défaut de paiement des cotisations de ses salariés. Elle a donc jusqu’au 25 mars 2019 pour s’en acquitter, faute de quoi « les prestations de leurs différents salariés seront purement et simplement suspendues et les dossiers de nouvelles demandes de prestation rejetées » indique le communiqué.

Laissez votre commentaire