vendredi,7 août 2020
Accueil A La Une Libreville: les familles des enfants disparus au Tropicana exigent la vérité 2...

Libreville: les familles des enfants disparus au Tropicana exigent la vérité 2 ans après

Nziengui Sougou René Warris, Sissoko Marifoune et Boukika Darlin Stessy, ces élèves inscrits au CES Mabignath d’Akébé avaient été découverts sans vie, les corps mutilés le 26 mai 2018 à la plage du Tropicana. Si l’affaire semble classée comme noyade par les autorités judiciaires, les familles attendent toujours d’être fixées sur les causes réelles du décès de leurs enfants, rapporte notre confrère Gabonreview

- Advertisement -Global Media Time Gifpx

L’affaire avait fait un tollé dans les réseaux sociaux et dans l’opinion lorsque 3 élèves avaient successivement été retrouvés sans vie au bord de la plage du Tropicana le 26 mai 2018. Les victimes se nomment Nziengui Sougou René Warris, Sissoko Marifoune et Boukika Darlin Stessy. Des pertes en vies humaines considérées, à l’époque, étrangement comme des « noyades » malgré les marques de mutilation présentes sur les corps de victimes. Mais qu’en est-il deux ans après ? 

Rien de probant, aux dires des parents de victimes. « J’ai fait deux plaintes au parquet – une en juillet 2018, une autre en avril 2019 – j’ai eu plusieurs dates de rendez-vous… repoussées. Je me suis aussi rapproché de la Direction générale des recherches (DGR)… et rien », a révélé Paulin Boukika, père de Darlin Stessy Boukika à notre confrère Gabonreview. Selon la même source, le père de l’adolescent, décédé à 14 ans, pencherait pour la thèse de crimes à caractère rituel. 

Une hypothèse qui trotterait aussi dans la tête des membres de la famille d’une des victimes, Warris Nziengui. Et ce d’autant plus que les violences physiques constatées laissent clairement entrevoir des prélèvements d’organes. « À la place des yeux, deux trous circulaires, le sexe est entaillé…sous le caleçon », aurait révélé Paulin Boukika. Avant d’ajouter « des traces au niveau des mains et des pieds, comme si l’enfant avait été attaché, jusqu’à entailler sa peau », a-t-il conclu à ce propos. 

Même constat pour Théophile Nziengui qui a décrit l’horrible scène à laquelle il a dû faire face. « Il y avait des traces d’hématomes sur le côté gauche de sa joue, qui partaient du bas de la joue jusqu’au niveau du front. Son œil était tuméfié. J’ai aussi pu retourner le corps, et l’enfant présentait au niveau de la nuque une espèce d’entaille. La tête était encore baignée dans du sang », explique le père, 

Un ensemble de détails qui n’ont pourtant pas été retenus lors de l’enquête préliminaire par le procureur de l’époque, Steeve Ndong, qui avait balayé d’un revers de la main l’hypothèse d’un assassinat. Une position visiblement partagée par ses successeurs puisqu’aucun d’entre eux n’a  daigné sortir à nouveau ce dossier des tiroirs poussiéreux du parquet de Libreville. Un statu quo qui dure depuis 2 ans déjà. En dépit de cela, les familles de Warris et Darlin sont déterminées à faire éclore la vérité. Pour ce faire, elles ambitionneraient de relancer leurs démarches auprès des services judiciaires et d’enquête, rapporte Gabonreview

  

Laissez votre commentaire

Mouss Gmt
Street 103 Gabon Gmt