Libreville:  le personnel d’IAI en grève illimitée

C’est au terme du préavis de grève déposé le 8 mars dernier, que le personnel administratif de l’Institut africain d’informatique (IAI) est entré en grève illimitée ce lundi 19 mars à Libreville. Deux points figurent à leur chapelet de revendications:  le paiement de huit mois de salaires et le départ de l’actuelle directrice générale de cette école sous-régionale qui connaît une série de grèves larvée depuis un moment.

La pression est sur les épaules de Binta Fatouma Kalme, directrice générale de l’Institut africaine d’informatique (IAI) qui doit faire face à un nouveau mouvement d’humeur. Après le corps enseignant et les étudiants, réclamant  le paiement de sept mois de salaires impayés et la reprise des cours, le personnel administratif est lui aussi, est rentré dans la danse. Ce après le préavis déposé le 8 mars dernier, le personnel administratif n’a pas trouvé mieux de rentrer grève illimitée.

Ces derniers dénoncent le «pilotage à vue» et les «bradages du patrimoine de l’IAI». Ils demandent également la démission de la directrice générale de l’IAI,  l’organisation urgente d’un conseil d’administration extraordinaire, le versement des cotisations de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et garantie sociale (CNAMGS), sont autant plaintes formulés par les grévistes.

L’application urgente des recommandations et des résolutions du conseil d’administration de juillet 2017, figure aussi au chapelet des revendications du personnel administratif.

Et pour mieux se faire entendre, auprès des autorités sur le mouvement de grève illimitée, le corps administratif a opté pour l’installation des barricades sur toutes les portes de bureaux, empêchant ainsi tout accès. En fait,  c’est toute la maison IAI qui est en grève.

Un véritable dilemme pour Binta Fatouma Kalme qui, 16 mois après la prise des rennes de l’IAI, ne parvient toujours pas  à redonner un nouveau souffle à cette école régionale dédiée à la formation des cadres de haut niveau en informatique. Les faits donnent visiblement raison à l’ancien directeur par intérim de cette structure, Benadjingar Djérabé Goldoum, qui avait prévenu son successeur sur la difficulté à réussir sa mission.