Libreville: ils font de deux mineurs de 9 et 12 ans leurs objets sexuels

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Le quartier Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville a été la scène du calvaire que vivaient B.M.S et B.D, deux jeunes sœurs, respectivement âgées de 12 et 9 ans. Ces dernières se faisaient régulièrement violer par leur père, Guy-Morel Biomi Nguimbi, prêtre-exorciste et leur oncle, Chris Missobidji.

D’origine congolaise, la famille a quitté Brazzaville, quelques années auparavant, pour s’installer au Gabon, dans le quartier de Nzeng-Ayong, y abandonnant la matriarche de la famille. Une décision qui a décidément scellé  le sort des filles. Puisqu’en décembre 2017, suivant les révélations de B.M.S, «les enfants étaient devenus les objets sexuels du prêtre et de son frère», ce dernier, arrivé au Gabon quelques mois après la famille, rapporte  l’enquêteur en charge du dossier.

Épuisées de subir cette humiliation de la part de leurs parents, sensés les protéger, les deux sœurs ont choisi de se confier à «une personne de bonne foi». Cette dernière les a ensuite conduit vers les services de police, auprès desquels, elles ont pu porter plainte contre leur bourreaux. Dans leur déposition, les jeunes filles ont avoué avoir été menacées par leur père, pourtant prélat. Le gourou, qui, «n’hésitait pas à abuser des deux jeunes filles, chaque fois qu’il voulait assouvir ses désirs sexuels», avaient intimé à ses filles «de ne pas en parler à qui que ce soit, au risque de se voir tuer [par lui]», relate au quotidien L’Union.

Interpellés, puis interrogés par les agents de force de l’ordre, Guy Morel Biomi Nguimbi, a nié en bloc toutes les accusations portées à son encontre. Apeuré de devoir porter seul les charges de leur crime, Chris Missobidji a tout avoué, justifiant son acte par le fait «d’avoir vu le père de ses nièces se livrer à des ébats contre ses propres filles». Dans l’attente de leur procès, les deux suspects ont été placés en détention à la prison centrale de Libreville, depuis mercredi dernier. Les filles quant à elles, ont été placées au centre d’accueil Arc-en-ciel, sous l’ordre du Juge.

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