Libreville : La grève des magistrats sature les commissariats de police

Préfecture de Police de Libreville © GabonReview

La grève illimitée du Syndicat national des magistrats du Gabon, lancée le 14 décembre dernier, a entraîné entre autres, la prolongation des gardes à vue, l’engorgement des cellules des commissariats et des brigades de gendarmeries, notamment à Libreville. Une situation qui a conduit à la remise en liberté de nombreux mis en cause.



Débordés et confrontés à des risques sanitaires dus à la surpopulation des cellules des commissariats et de brigade de gendarmeries, et compte tenu des moyens limités dont disposent les agents des forces de sécurité et de défense, ces derniers  sont contraints de libérer certains mis en cause.

Le mouvement de grève lancé par le Synamag, ne rend pas la tâche facile aux policiers et gendarmes qui voient leurs cellules se saturer de jour en jour, faute d’audiences correctionnelles. En effet, la recrudescence de la délinquance urbaine, conduit, les braves policiers et gendarmes à arrêter de nombreux délinquants, mais ces derniers gardés à vue 48 heures, finissent souvent par être libérés.

Les délais légaux étant fixés à 48 heures, les forces de l’ordre se retrouvent contraints à relacher certains mis en cause. «Le rythme très lent des opérations avec le parquet de la République n’est pas encourageant pour les enquêteur. Nous déférons présentement une seule fois par semaine. Pour ne pas saturer les cellules, nous sommes contraints de laisser repartir des mis en cause. Ce qui nous arrange pas, vu les arrestations sont à des dates ultérieures», a confié un officier de police judiciaire.

Pour les délinquants poursuivis pour des petits délits, la police se trouve dans l’obligation de mettre les mis en cause en confiance. Sauf que cette condition ne garantit pas forcément le retour volontiers de ces derniers, au moment où nous les enquêteurs ont besoin d’eux pour la suite des procédures. «Certains préfèrent tout simplement s’évanouir dans la nature», regrette un directeur des investigations, contacté par le quotidien L’Union. Toute chose qui selon un officier de police contribue à accroitre «l’insécurité à Libreville et ses environs».

Plus la grève des magistrats perdure, plus les justiciable sont exposés à une insécurité. Il est peut-être temps, que le président de la république, garant du bon fonctionnement des institutions, tranche, le conflit qui oppose le Synamag au ministre de Justice, Garde des sceaux dont la démission est la condition sine qua non, du retour à la sérénité dans les cours et tribunaux de Libreville et de l’intérieur du pays.

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