Libreville: Deux maisons brûlent devant des populations médusées à Sotega

Les habitants impuissants face au ravage des flammes © GMT

Un incendie ravageur s’est déclaré ce samedi 02 février au quartier Nkembo-Sociga (Sotega) emportant deux habitations à son passage. Aucune perte humaine n’est déplorée, mais les dégâts matériels eux, sont considérables. Si les causes de ce drame sont pour le moment inconnues, la piste du court-circuit dû aux installations anarchiques est évoquée.



C’est vers 14 heures le 02 février dernier  que *Fadila entend crier « au feu, au feu », alors qu’elle faisait sa lessive derrière la maison, comme à l’accoutumée les weekends. Le feu qui vient de se déclencher va très vite se répandre dans la maison et toucher une autre contiguë. « Quand j’ai entendu au feu, j’ai laissé le linge et je suis allée en courant sauver quelques-uns de mes papiers », a-t-elle déclaré. Mais elle ne parviendra à sauver que quelques factures.

Les nombreux cris ont alerté les voisins du quartier qui se sont aussitôt rassemblés autour des maisons enflammées. Les courageuses populations qui ont tenté, avec des moyens dérisoires, de circonscrire le feu, n’y sont pas parvenues. Les flammes étaient tellement hautes que les quelques seaux d’eau et de sable versés et la faible pression des robinets de la SEEG n’ont pas aidé. Quant aux pompiers arrivés plus d’une heure plus tard, ils ont pu empêcher une troisième maison de prendre feu.

Tout a brûlé : les papiers d’identité des locataires et de leurs enfants, les documents commerciaux et scolaires, les appareils électroménagers, les vêtements… Rien n’a été épargné, laissant ainsi ces dames dans un désarroi sans nom. « Nous avons tout perdu. Comment allons-nous pouvoir nous reconstruire », ont-elles confié.

En attendant qu’une enquête soit diligentée pour découvrir les causes réelles de cet incendie, la piste du court-circuit est évoquée.

En effet, la première maison qui a pris feu était en demi-dur (mi-dur, mi-planches) et les installations électriques étaient anarchiques si l’on en croit une des victimes et quelques témoins du drame. « Plusieurs câbles partaient du plafond et passaient par la fenêtre et ma bouteille de gaz n’était pas encore branchée », a affirmé Fadila. Selon des témoins présents, « la fumée sortait par la fenêtre de la chambre de l’une des locataires ». Pourtant il n’y avait personne à l’intérieur.

Ce drame pose à nouveau le problème des installations électriques anarchiques dans certains quartiers de la capitale et la sempiternelle question de l’assurance habitation au Gabon. La responsabilité de l’Etat est également engagée, ainsi que nous le rappelions dans nos colonnes en 2017 dans « Branchements électriques anarchiques à Libreville : que font les autorités ? ».

*Les noms ont été changé pour préserver la dignité des victimes.

Laissez votre commentaire