Libreville: le corps d’une jeune fille-mère assassinée retrouvé au PK5

© Serge Ebeza, Libreville la belle

Le corps de Davila Okomo Ella a été retrouvé le mercredi 13 mars dernier par des riverains, alors que sa famille la recherchait depuis le lundi 11. C’est après avoir contacté les pompes funèbres, qu’elle a obtenu la confirmation du décès de leur fille, sauvagement déchiquetée par son bourreau. Une enquête a été ouverte par le parquet pour faire la lumière sur cet énième crime crapuleux.



Libreville est devenue dangereuse, serait-on tenté de dire avec la résurgence des crimes dans ses quartiers. Comme d’habitude, la victime est une jeune fille-mère répondant au nom de Davila Okomo Ella reconnue comme une activiste pour ses prises de position dans les réseaux sociaux. Selon le récit de son frère aîné contacté par Gabon Media Time, cette dernière aurait quittée sa maison , située aux 2 écoles au PK8 sortie Nyali, le lundi 11 mars dernier en disant à sa fille qu’elle récupérait un colis à la sortie. Seulement elle ne reviendra jamais !

Attendant sa maman, la jeune enfant va finalement s’endormir et aller à l’école le lendemain. Le mardi après les cours, l’absence de sa maman

l’interpelle car maman Davila n’est pas coutumière du fait. Elle va informer la femme du bailleur qui par mesure de sécurité va demander à l’enfant de trouver refuge chez elle en attendant le probable retour de sa mère. Seulement les jours se suivent et se ressemblent car Davila n’est toujours pas revenue. Sa fille ira donc en informer sa grand-mère.

Informée, la maman alertera la famille. Ensemble, ils iront, à l’aide du téléphone de Davila, appeler certains de ses contacts. Tout d’abord Jennifer, sa plus proche amie qui indiquera qu’elle se sont séparées le dimanche mais qu’elles avaient échangé le lundi matin. Son ancien petit ami, joint lui aussi, dira que depuis 4 mois ils ne sont plus rentrés en contact mais qu’il a reçu un sms disant: «Ton ancienne copine Davila est morte ». Etonné le concerné l’a pris à la légère car le sms était émis du numéro de Davila, il crut à une blague de mauvais goût.

Anxieuse, la famille contactera les pompes funèbres dont l’une indiquera qu’une jeune fille a été retrouvée au PK5 par les pompiers. Sur place, la famille aura du mal à la reconnaître vu l’état de décomposition de son corps. Il faut signaler qu’elle a été sauvagement assassinée au regard des hématomes et des déchirures présents sur son corps et avec la gorge tranchée.

Seuls ses tatouages ont permis à sa famille de  l’identifier. Pour l’heure, une plainte contre X a été déposée à la Direction générale de la Recherche (DGR) de la gendarmerie nationale mais aussi auprès des antennes des limiers. Nous y reviendrons.  

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