Libreville: cinq syndicalistes de la Poste auditionnés à la DGR

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La semaine dernière, cinq agents du Syndicat national de la poste (Synaposte), ont été entendus à la Direction générale des Recherches (DGR), suite à une plainte déposée, le 8 février 2018, à leur encontre pour diffamation présumée et dénonciations calomnieuses.

Jacque Ikapy, Émilienne Minko Mindong, Rose Berthe Tjeck, Freddy Essono et Auguste Moussavou, ont été auditionnés à la DGR, nous informe l’Union. Accusés entre autres de dénonciations calomnieuses et diffamation présumée par le Président-directeur général de la Poste, Michaël Adandé. Ils devront, après cette audition, faire face, dans les prochains jours, à un juge d’instruction qui décidera de leur sort. En guise de riposte, la Synaposte qui se dit confiante, entend elle aussi engager des procédures judiciaires contre Michael Adandé au moment opportun.

«Nous constatons tout simplement que le PDG de la Poste ne respecte pas ses engagements. Nous avons signé un pacte de non-agression le 6 février dernier, en présence des ministres en charge de la Poste et du Travail, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Aussi sommes-nous surpris de constater que M. Adandé a porté plainte contre nous,  par parquet interposé», s’indigne Jacques Ikapy, le porte-parole du Synaposte.

Remontés contre leur PDG, ces derniers exigent désormais le départ imminent de Michael Adandé. D’autant plus que pour les syndicalistes, Adandé a dépassé l’âge requis. «Nous n’avons plus confiance à ce Monsieur. D’où l’idée de dire que le séminaire gouvernemental tenu au Cap Esterias avait entre autres recommandations, le projet de demander à toutes les personnes qui sont atteintes par la limite d’âge de cesser immédiatement toute activité. Or, nous constatons que M. Adandé est l’exception qui confirme la règle», a indiqué le porte-parole du Synaposte.

Les syndicalistes qui interpellent les plus hautes autorités afin de soulager leurs souffrances, se disent par ailleurs prêts, au même titre que les magistrats, à obtenir gain de cause.

«C’est pourquoi nous disons que si M. Adandé s’entête à y rester, nous n’irons plus jamais travailler. Car nous aussi nous ne voulons pas travailler avec quelqu’un qui continue de nous torturer tous les jours», a-martelé Jacques Ikapy.

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