Libreville: Casep-Ga accusé de mauvais traitement de dépouilles

Siège de Casep-Ga à Libreville (Archives) © D.R

Des cris, des pleures, et des hurlements. Voilà l’ambiance délétère qui régnait ce 16 mars en matinée aux abords du bâtiment abritant la Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Casep-Ga) située dans la zone industrielle d’Oloumi, dans le 4ème arrondissement de Libreville. Plusieurs familles ayant confiné leurs parents défunts à la maison de pompe funèbre se plaignent du piètre traitement des dépouilles.

Pour manifester leur courroux, ils ont érigé des barricades de fortune sur la voie publique. Plusieurs familles se sont donc massées devant l’entrée de Casep-Ga pour réclamer les corps de leurs défunts parents. Leurs retraits, comme souhaité, semble impossible vu l’état avancé de décomposition dans lequel les corps  seraient. Ce qui les rendrait, pour bon nombre, méconnaissables.

«Nous avons amené papa ici, après avoir payé toutes les prestations requises et même exagérées, à Casep-Ga. Nous sommes surpris aujourd’hui que nous ne pouvons le récupérer. Il est complètement décomposé, méconnaissable, irrécupérable à tel point que nous ne pourrons pas le voir une dernière fois et on nous demande de l’envelopper dans un drap comme un chien», s’indigne un jeune homme.

La raison avancée par les plaignants serait le mauvais fonctionnement des chambres froides qui ne leur avait pourtant pas été communiqué au préalable. Plusieurs familles demandent désormais l’intervention du procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Steeve Ndong Ndong Essame.

Contacté par un de nos confrères, la maison de pompe funèbre reconnaît cet état de fait mais se dédouane de toutes responsabilités. Fort de ce constat, Casep-Ga se doit de trouver une solution face à cette situation embarrassante qui, en plus, jette l’opprobre sur elle.

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