Libreville: annonce d’une nouvelle opération de réhabilitation des voiries urbaines

Ozangué, un quartier du 5ème arrondissement de Libreville © GMT

En novembre 2015, le gouvernement Ona Ondo avait lancé auprès de la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), un emprunt obligataire d’un montant de 84 milliards de Fcfa, dans le but de réhabiliter les voiries urbaines de la capitale. Trois ans plus tard, force est de constater que rien a été fait.  L’état des voiries urbaines est alarmant.

84 milliards de Fcfa, un montant colossal qui si il avait été utilisé à bon escient,  aurait amélioré le quotidien de nombreux citadins. Encaissés selon certaines sources approchées par Gabonreview, par le gouvernement de l’époque moins d’un an avant l’élection présidentielle, ces fonds auraient dû servir à faire de Libreville, un lieu où ces riverains se sentent bien et respirent un air pur, sans contacts avec les détritus comme c’est le cas actuellement. De plus, cette réhabilitation aurait sans doutes, permise à l’Etat d’éviter les défaillances actuelles concernant le ramassage d’ordures par Averda, qui a souligné ce fait.

Seulement, voilà trois ans après, les 84 milliards de Fcfa qui étaient réservés, selon l’actuel président de la Commission de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale, à «réhabiliter les voiries de Libreville et à la réalisation de certaines infrastructures», ont disparu de la circulation. Ce qui est surprenant, c’est que le ministère des Infrastructures, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire, annonce une nouvelle opération de réhabilitation de ces mêmes voiries, et à même lancé via l’ANGTI, un appel d’offres le lundi 19 mars 2018, à cet effet.

Financé à 100% par l’Etat gabonais, l’opération qui devait débuter en 2015 dès le décaissement des fonds, visait notamment les 3ème, 4ème et 6ème arrondissement de la commune de Libreville.  Les fonds qui auraient dû être décaissé par tranches selon Jean Pierre Oyiba, l’ont probablement été, mais ont aussi (probablement) servis à autre chose.

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