lundi,23 mai 2022
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Libreville: 500 téléphones portables saisis à la prison centrale

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Le jeudi 31 mars dernier, la fouille inopinée des cellules de la prison centrale de Libreville a permis la saisie de plusieurs objets prohibés en milieu carcéral. Notamment, 500 téléphones portables, différentes drogues, des boissons alcoolisées et des paquets de cigarettes pour ne citer que ceux-là. Détruite le vendredi 8 avril 2022, cette importante cargaison témoigne de la facilité avec laquelle certains détenus peuvent introduire différents objets au sein de « Sans Famille », rapporte le site Gabon Review.

C’est un gros coup de filet  que viennent d’effectuer les autorités judiciaires et carcérales. En effet, une fouille surprise dans différentes cellules a permis le jeudi 31 mars dernier de procéder à la saisie de nombreux objets interdits dans ce lieu. Lesdits objets prohibés saisis ont par la suite été incinérés le vendredi 8 avril. Une opération dont peut se féliciter l’administration mais qui démontre tout de même la spongéité dont fait preuve « Sans Famille ».

Par ailleurs, au vu de certains objets, l’on serait tenté de se demander s’il n’existerait pas un trafic entre détenus et agents pénitentiaires. Une enquête devrait donc être ouverte afin de déterminer le « modus operandi » concernant l’introduction desdits objets illicites au sein du milieu carcéral. « Selon la nature des produits, les poursuites judiciaires peuvent être engagées, à condition cependant d’en connaître les véritables détenteurs, leur fournisseurs et les personnes qui en facilitent l’intrusion au pénitencier de Gros-Bouquet », rapporte notre confrère du quotidien L’Union.

En effet, s’il existe un établissement symbole de la vétusté au Gabon c’est bien la prison centrale de Libreville. Longtemps critiquée pour son faible suivi des conditions de vie des détenus, pour l’usage des produits interdits notamment les téléphones portables ainsi que la consommation de drogues de tous genres. Une situation pour laquelle le  ministre de la Justice, garde des Sceaux, de l’époque, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou avait procédé à l’installation d’un système de télésurveillance

Un projet qui ne semble pas porter ses fruits au vu de la facilité avec laquelle les détenus ont pu introduire ces nombreux objets. Toutefois l’initiative semble louable et considérant le nombre criant des détenus dans ce centre pénitentiaire, la question de la sécurité au sein de la prison de Libreville a- t-elle été résolue? Les conditions de vie des détenus vont–t-elles s’améliorer ? Quid de la construction d’un autre centre de détention? Autant de questions qui devraient interpeller le ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet afin d’y apporter des solutions idoines.

Andy Marvine Nze
Andy Marvine Nzehttp://gabonmediatime.com
Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales
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