Libre circulation des personnes : Oui aux ressortissants du G20, non à ceux de la Cemac

Le conseil des ministres du 12 octobre dernier a entériné l’ouverture des frontières du Gabon aux ressortissants des pays du G20. Une position qui est perçue comme une réponse aux menaces de sanctions émises par la Commission de la Cemac à l’encontre de deux pays, le Gabon et la Guinée Equatoriale, qui freinent des quatre fers pour une effectivité de la libre-circulation des personnes et des biens.

«Tenant compte de la volonté d’ouvrir davantage notre pays à l’investissement direct étranger et à une immigration de qualité, [le gouvernement] a décidé de l’application immédiate du régime dérogatoire en matière d’établissement de visas d’entrée au Gabon en faveur des ressortissants des Etats membres du G20», souligne le communiqué qui a sanctionné cette séance.

Pour ce qui concerne les ressortissants de la communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale, le gouvernement a laquoniquelent affirmé son «engagement pour la libre circulation des personnes et des biens, approuvée par les instances de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale», sans toutefois apporter d’amples explications, ni de chronogramme.

Cette sortie du gouvernement sonne comme une volonté de calmer et de rassurer les pays de la Cemac où seuls le Cameroun, le Congo, le Tchad et la Centrafrique appliquent sans réserve la libre-circulation des personnes et des biens.

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