L’Iboga menacée d’extinction selon une ONG

L'Iboga, plante médicinale du Gabon © D.R

L’Iboga, cette plante connue de tous aux effets psychotropes et utilisée principalement dans les rites initiatiques dans le bassin du congo, et notamment au Gabon, par les «bwitistes», serait, selon l’Organisation non gouvernementale «Blessings of the forest» menacée d’extinction.



Très présente dans les rites traditionnels au Gabon, l’iboga, communément appelée «bois sacré» ou «bois amer», semble victime de sa popularité croissante à l’étranger. En effet, cet arbuste endémique de la forêt équatoriale d’Afrique centrale pourrait disparaître, selon des défenseurs de l’environnement, en tête desquels, l’ONG «Blessings of the forest».

L’Ibogha, cette plante qui, selon les guérisseurs, donnerait des «visions» et permettrait de «se connecter à ses ancêtres», fait partie intégrante des cérémonies de bwiti. Victime de son succès, des chercheurs ont déposés des brevets au vu des vertus médicinales de certains de ces principes actifs, notamment l’ibogaïne, qui, selon la directrice de la valorisation des produits forestiers au ministère des Eaux et Forêts, Natacha Nsi Begone, «pourrait servir contre les maladies telles que Parkinson, ou Alzheimer».

Au coeur d’un commerce «ultra lucratif» via le «dark web» de Yann Guigon, fondateur de l’ONG «Blessings of the forest», l’iboga est devenue au fil des années l’une des raisons de la venue d’expatriés au Gabon, ayant commencé à l’exporter. Bien qu’interdit aux Etats Unis, en France, en  Belgique ou encore en Suisse, parce que considéré comme un stupéfiant, il existe, selon lui, «au moins 150 personnes qui disent soigner avec l’iboga à l’étranger».

En l’absence de réglementation de la part du Gabon (un projet de décret est en cours en ce sens), cette plante qui fait partie du patrimoine du Gabon, de sa culture, et surtout qui a traversé les générations, pourrait être amenée à disparaître, ou pire encore, à se dénaturer.

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