Liberté de la presse: le Gabon classé à la 108ème place sur 180

Malgré les discours rassurant des autorités, la question de la liberté de la presse au Gabon demeure préoccupante. Ainsi, selon Reporters Sans Frontières (RSF) qui vient de publier l’édition 2018 de son classement des pays du monde selon la liberté de la presse, le Gabon arrive au 108ème rang.

Comme les années précédentes l’Organisation non gouvernementale note une montée dangereuse des restrictions voir des violences faites aux journaliste. Elle explique que la dégradation de la situation de la presse est un problème planétaire, est causé par une montée de la «haine du journalisme» à l’échelle mondiale.

Pour le cas du Gabon qui n’échappe pas à cette critique, il se classe à la 108ème place sur les 180 pays du monde. «Qu’ils soient privés ou publics, les médias voient leurs subventions réduites par le gouvernement. Résultat, les médias manquent cruellement de ressources et de moyens. Sous le régime d’Ali Bongo, la culture d’une presse indépendante n’est pas encore établie, la majorité des publications est partisane et l’autocensure largement pratiquée», commente le rapport de RSF.

Il révèle par la suite que «les journalistes qui tentent de faire leur métier de façon équilibrée sont régulièrement ciblés par le gouvernement, les partis politiques ou les hommes d’affaires qui n’hésitent pas à les agresser physiquement».

Outre ces éléments, elle pointe une fois de plus l’adoption d’un nouveau Code de la communication. Selon l’organisation, la mise en application de ce Code expose les médias à de nouvelles pressions, sans offrir de garanties juridiques nécessaires au libre exercice de la profession.