Les victimes de la crise post-électorale pourraient être dédommagées

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Ce mercredi 15 février 2017 à Libreville, le Premier-ministre, Emmanuel Issoze Ngondet s’est entretenu avec plusieurs responsables politiques de la majorité et de l’opposition. Cette rencontre avait pour but de « mettre en place le comité ad-hoc chargé de préparer l’organisation d’un dialogue politique inclusif, suite à la crise post-électorale survenue en août 2016 », selon Le Nouveau Gabon.

« Au sortir des consultations avec les différents groupements politiques du pays, le gouvernement a fait des efforts notables pour décrisper le climat politique, en apportant des réponses adéquates aux préalables posés par les partis de l’opposition», a affirmé Emmanuel Issoze Ngondet, lors de sa prise de parole à l’ouverture des travaux. Conscient des pertes enregistrées par les gabonais et les étrangers durant cette période, le Premier ministre rassure « le gouvernement a mis en place une commission ad-hoc (40 membres dont 20 issus de la majorité et 20 de l’opposition) sur les violences post-électorales, afin d’étudier la question relative à l’indemnisation des victimes ››.

Quand le porte-parole Bilie-By-Nze affirme à qui veut l’entendre qu’il n’y a pas de prisonniers politiques, le chef du gouvernement quant à lui a déclaré que « la libération des prisonniers politiques, incarcérés suite aux violences post-électorales, l’indemnisation des victimes et la prise en compte des revendications syndicales des partenaires sociaux ». Plus loin, il poursuit « sur les plus de 800 prisonniers, il n’en reste que 2, dont la procédure de libération est en cours ».

A quelques jours de l’ouverture du dialogue national sans tabous prôné par Ali Bongo, Emmanuel Issoze Ngondet est revenu sur la crise sociale, affirmant que le gouvernement est déterminé à assainir le climat politique et social.
Nous y reviendrons.

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