Les vices-présidents de Démocratie nouvelle prononcent l’exclusion de Ndemezo Obiang

Gervais Amogho, Vice-président de Démocratie Nouvelle © GMT

Plus rien ne vas à Démocratie nouvelle (DN). Certains membres de cette formation politique représentés par Gervais Roland Amogho, porte-parole du collège des vices-présidents, ont acté ce mercredi 21 mars, à Montagne Sainte, dans le 3e arrondissement de Libreville, l’exclusion définitive de René Ndemezo Obiang au cours d’une conférence de presse.

Depuis le dépôt d’une motion préjudicielle le 14 février dernier, la scission était plus que probable au sein de ce nouveau parti. Mais cette-fois-ci, le divorce est bel et bien consommé entre d’un côté René Ndemezo’o Obiang et d’un autre le collectif regroupant les vices-présidents, les secrétaires nationaux, les délégués nationaux et les membres du bureau politique.

«Nous, vices-présidents, les secrétaires nationaux, les délégués nationaux et les membres du bureau politique de Démocratie Nouvelle réunis en collège conjoncturel, venons solennellement et fermement, déposer une motion d’exclusion contre monsieur René Ndemezo’o Obiang. Président du parti, au motif d’avoir organisé un congrès extraordinaire les 16 et 17 février 2018 en violation des statuts et règlements encadrant juridiquement le parti» a lancé l’orateur du jour, Gervais Roland Amogho.

Comme susmentionné, l’organisation du congrès extraordinaire des 16 et 17 février trône sur la liste des griefs ayant conduits à l’éviction «dans les règles de l’art» de l’ancien président. Organisé en violation flagrante de l’article 6 du règlement intérieure celui-ci, a en effet rebuté au plus haut point les frondeurs. Excepté cet aspect, le collectif reproche également à René Ndemezo’o Obiang:  l’absence de collégialité s’agissant de l’élaboration de l’ordre du jour, dudit congrès, et la non-communication de la nomenclature de l’ordre du jour retenu.

A l’approche des prochaines consultations électorales, voilà une autre écurie politique qui subit de plein fouet les affres de la division. Que se passera t-il ensuite, la DN saura-t-elle rebondir? Sortira-t-elle des législatives affaiblie ou plutôt renforcée? D’autant plus qu’après cet épisode, elle en sort amputée d’un de ses moteurs, par ailleurs acteur incontournable de la scène politique gabonaise depuis plusieurs décennies.