Les trois grands défis du gouvernement Issoze Ngondet III

Emmanuel Issoze Ngondet, premier ministre © GMT

Reconduit au poste de Premier ministre ce jeudi 3 mai 2018 par le président de la République comme annoncé par le secrétaire général de la Présidence Jean Yves Teale, Emmanuel Issoze NGondet retrouve donc bon nombre de dossiers chauds qu’il avait laissé en suspens lors de sa brève mise à l’écart, notamment le suivi du Plan de relance économique, la poursuite de la mise en oeuvre des mesures urgentes et l’organisation des élections législatives.

Après 17 mois en tant que Chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet avait été contraint à la démission le lundi 30 avril dernier, avant d’être reconduit dans ses fonctions. En charge de la mise en œuvre et du suivi du Plan de relance économique (PRE) ces derniers mois, le Premier ministre avait avant cet épisode présenté les 23 et 26 avril dernier, un premier bilan à mi-parcours dont les résultats avait été jugés «globalement positifs».

Mis en œuvre pour faire face aux difficultés socio-économiques que traversent le pays, le PRE lancé par Emmanuel Issoze Ngondet et son gouvernement il y a quelque mois et qui a déjà engendré pas moins de 552 milliards de Fcfa de la part des bailleurs de fonds, en plus d’avoir connu quelques avancées notables devra être poursuivi afin de sortir peu à peu le pays de la situation conjoncturelle dans laquelle, il se trouve depuis près de trois ans.

Emmanuel Issoze Ngondet devra également poursuivre la mise en oeuvre des mesures urgentes annoncées par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, lors de son discours à Nation,  le 31 décembre dernier, notamment la gratuité des accouchement, la dotation des lycées et collèges en salles numériques et la mise en place du Fonds d’initiative départementale. Chacune de ces mesures étant fortement attendues par les populations, le nouveau gouvernement devra donc se mettre à pied d’oeuvre pour les matérialiser.

Le troisième grand dossier qui attend Issoze Ngondet et son futur gouvernement est l’organisation des élections législatives. Principale raison de la décision de la cour constitutionnelle, le gouvernement devra veiller dans les meilleurs délais à la révision de la liste électorale et à la fixation d’un calendrier pour la tenue de ce scrutin qui cristallise l’opinion.

Le Premier ministre est donc attendu au tournant. L’organisation des législatives étant une nécessité absolue afin de doter le pays d’une 13eme législature, nul doute qu’il devra se hâter de répondre à cette exigence.