Les syndicats du ministère des Transports montent au créneau après l’agression du président du SAMTAC

Suite à l’agression du président du syndicat des agents du ministère du transport et de l’aviation civile (SAMTAC), Ghislain Malanda, l’ensemble des syndicats de ce ministère ont organisé un point de presse ce mardi 16 mai à la direction générale des transports terrestre pour condamner avec la derniere energie cette atteinte à la liberté syndicale. Ils ont profité de cette occasion pour interpeller le gouvernement sur ces actes graves orchestrés par le directeur du centre national d’examen des permis de conduire.

C’est fort du soutien de plusieurs syndicats de la fonction publique, notamment le syndicat national des transporteurs terrestres (SNTT), le syndicat national de la marine marchande (SNMM), le syndicat national des travaux publics (SNTP), la Convention nationale des syndicats de l’Education nationale (CONASYSED), et des leaders syndicaux à l’instar de Marcel Libama, que le syndicat du ministère des Transports et de l’Aviation civile a tenu à s’exprimer après l’agression du président du SAMTAC.

S’exprimant au nom de l’ensemble des syndicats de cette administration, le secrétaire général du syndicat national de la marine marchande,Ndong Ndong Ella Nka, a fustigé l’attitude du directeur du centre national d’examen des permis de conduire, qui vendredi dernier a agressé violemment le président du SAMTAC, Ghislain Malanda, alors que ce syndicat devait tenir un point de presse dans ce centre sous tutelle du ministère des Transports.«Lorsque le camarade Malanda dans sa témérité tente de mettre à nu toute les insuffisances qu’on constate dans ce ministère, la réponse qui lui ai donné en retour c’est ce que nous connaissons tous, c’est cette agression barbare orchestré par le directeur Mapangou, du centre des permis de conduire» a t-il souligné véritablement en colère.

S’interrogeant par la suite sur le mutisme du ministre des Transport sur cet acte digne d’un autre âge, les syndicalistes ont interprété ce silence du ministère comme une forme de complicité visant à faire taire les revendications des agents. Ainsi, face à cet acte répréhensible et s’appuyant sur les textes régissant la fonction publique, les syndicats de cette administration ont exigé que «monsieur Mapangou doit être viré des effectifs de la fonction publique». «Nous disons clairement que nous donnons 72 heures au ministère des transports pour qu’il prenne ses responsabilités​. En d’autres termes, monsieur Mapangou dans 72 heures ne doit plus faire parti des effectifs du ministère des Transports», a t-il martelé.

Par ailleurs, Marcel Libama a quant à lui interpellé le gouvernement sur ces violations répétées de la liberté syndicale au Gabon. «Nous sommes venu ici dire à ceux qui nous gouvernent de mettre un terme rapidement à toute ces dérives», a t-il lancé. Ajoutant que «ça commencé par l’emprisonnement des syndicalistes, ensuite est venu la suspension des activités d’un syndicat, la Convention nationale des syndicats du secteur education, et on passe aujourd’hui par le molestage d’un leader syndical», des actes jugés inadmissibles selon le membre de Dynamique unitaire.

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